À Parakou, l’occupation anarchique des espaces publics demeure une pratique tenace. Les voies secondaires de la troisième ville à statut particulier sont fréquemment bloquées pour des manifestations diverses. Plutôt que de servir pour la circulation des biens et des personnes, elles sont assaillies par des masses humaines aux fins de baptêmes, mariages et autres cérémonies funéraires. Il ne se passe un week-end sans que ces voies ne soient bloquées pour des manifestations et même parfois sans aucune autorisation. Ces événements perturbent la circulation, défiant ainsi les lois qui encadrent l’usage des espaces publics.
Un impact dévastateur
Les répercussions de ces occupations illégales sur les usagers de la route sont significatives. Les embouteillages causés par ces manifestations entravent la libre circulation des personnes et des biens, générant frustrations et divers désagréments. Car, généralement, des dispositions ne sont pas prises pour soulager les usagers. Malgré les réglementations en vigueur et les multiples efforts déployés pour y mettre un terme, certains habitants continuent donc de violer les textes régissant l’occupation des espaces publics sans que rien ne les inquiète.
La Complicité apparente des autorités
Ce qui aggrave la situation est l’utilisation des chicanes municipales pour barrer les voies. Cette situation laisse croire en une complicité apparente des autorités locales. Ce laxisme perçu de la part de la mairie amène certains à penser que ce sont les autorités qui cautionnent cette cette violation flagrante des textes. Une telle pratique nuit gravement à l’image de Parakou, la troisième ville à statut particulier du Bénin. Il urge donc de prendre les mesures idoines pour que force reste à la loi
Libérer les espaces publics, un impératif
La problématique de la libération des espaces publics est une préoccupation majeure pour le Chef de l’État, Patrice Talon. C’est pourquoi dès le début de son mandat, il a ordonné des déguerpissements et instauré des mesures interdisant ces pratiques. Dès lors, ceux qui sont investies de la mission républicaine de veiller au respect des lois de la république à Parakou et dans le département du Borgou doivent faire respecter la loi dans cette commune en matière d’occupation des espaces publics. Le maire de Parakou, le directeur départemental de la police républicaine, le directeur départemental du cadre de vie chargé des transports et le préfet doivent être instruits aux fins de prendre des mesures concrètes et efficaces. Seules des actions concertées et coordonnées de ces différents acteurs permettra de restaurer l’ordre et de libérer définitivement les espaces publics de Parakou de cette occupation anarchique. Il y va du bonheur de la population. Il est donc temps que Parakou retrouve une organisation urbaine digne de son statut et que ses espaces publics soient utilisés conformément aux lois en vigueur. La fin de la récréation doit être sonnée pour le bien de tous les habitants et usagers de la ville.
Anselme ORICHA
