En période de pluie, les agriculteurs cultivent diverses semences de première nécessité pour subvenir à leurs besoins alimentaires, vestimentaires et sanitaires. Parmi ces cultures, le haricot occupe une place importante. Réussir la culture de cette légumineuse demande une attention particulière et une bonne prise en charge.
✍️✍️Bambo Nestor NOANTI
Tout comme le maïs, le sorgho et plusieurs autres céréales, la culture de haricot nécessite la suivie de bonnes pratiques agricoles. Pour obtenir un rendement optimal, cela inclut, selon Jérémie Henri, technicien agricole dans la commune de Kandi, une préparation minutieuse du sol, l’utilisation d’engrais au besoin et les semailles de bonnes semences. Le haricot commun, dit-il, peut en moyenne produire plus de 800 kilogramme/acre (avec 1acre=0,40468559 hectare). Cependant, pour atteindre ce rendement, des mesures spécifiques doivent être prises.
Techniques de culture et entretien
Selon Jérémie Henri, technicien agricole dans la commune de Kandi, la culture de haricot nécessite l’apport de matières organiques telles que l’azote, le phosphore, le potassium et le magnésium pendant la floraison. Pour un semi-direct, il recommande la disposition 2 à 3 grains tous les 20 cm sur le sillon. « Les semis doivent être recouverts de 3 cm de terre. Le cycle végétatif du haricot varie d’un à deux mois en fonction de la variété. Et l’entretien, notamment le désherbage ou le sarclage, est crucial. » , notifie Jérémie Henri. En outre, pour protéger la culture des insectes, une pulvérisation insecticide doit être appliquée dès que la plante compte six feuilles jusqu’à la fructification. Et cette pulvérisation doit normalement se faire après chaque semaine, d’après le technicien agricole. Un traitement bien respecté laisse place à la récolte. Celle-ci dure environ un mois avec quatre passages. Lorsque le traitement est bien réussi, rappelle-t-il, le rendement moyen est d’environ 1 kilogramme par mètre carré (kg/m²), indépendamment de la variété.
Valeurs nutritives.
Outre sa popularité, la culture de haricot présente de nombreux avantages. Selon une étude faite par FarmRadio Fm en 2017, le haricot est riche en protéines, en micronutriments tels que le fer et le zinc, ainsi qu’en vitamines. Ses jeunes feuilles et graines sont toutes comestibles. De plus, les résidus de culture du haricot constituent une bonne source d’alimentation pour le bétail. Enfin, cette culture contribue également à la santé du sol, car elle est une source d’azote. Grâce à sa capacité à fixer l’azote atmosphérique, il enrichit le sol en laissant ses racines après la récolte. Cette contribution supplémentaire d’azote, équivalente à environ ¾ de deux sacs vides d’urée, profite à la culture suivante. De plus, en tant que culture-abri, le haricot contribue à prévenir l’érosion du sol, précise l’étude.
Origine et Variétés
Par ailleurs, il est crucial de rappeler que le haricot, cette céréale légumineuse, comestible à noyau comme à gousse, serait apparu il y a environ 500 000 ans et serait originaire d’Équateur. Sa couleur varie en fonction de la variété. Les légumes issus de cette plante, portent également le nom de « haricot ». En Afrique, il est l’un des aliments les plus cultivés et consommés. À en croire l’étude faite par FarmRadio Fm en 2017, certaines familles en Ouganda consomment du haricot au déjeuner et au dîner presque tous les jours de l’année, avec une moyenne de 19 kilogrammes par personne. Dans les pays développés par contre, on observe sa production limitée dans les jardins familiaux, ainsi qu’une culture en plein champ produisant des haricots secs pour la conserverie ou des haricots verts
