PRÉDICTIONS AUDACIEUSES DE CONSTANTIN AMOUSSOU POUR OLIVIER BOKO: «Olivier Boko gagnera le procès, il sera libéré et il sera élu Président de la République… »

Dans l’émission Prime Politique de la Web TV Prime News, diffusée le 26 octobre 2024, l’acteur politique Constantin Amoussou a partagé son analyse de l’actualité politique béninoise, notamment les raisons de son départ du Bloc Républicain. Abordant également avec franchise l’affaire Olivier Boko, il a formulé des prévisions audacieuses, affirmant que ce dernier remportera son procès, sera libéré et accédera à la présidence du Bénin. Ces déclarations assez audacieuses et qui suscitent un vif intérêt quand on sait que Olivier Boko actuellement sous mandat de dépôt, est cité dans la récente affaire de tentative de coup d’Etat.

Lors de son entretien avec le journaliste Stanislas Amoua, Constantin Amoussou, qui a longtemps évolué dans l’ombre de l’appareil politique de la Rupture, a révélé que le blocage de la liberté d’expression et les failles de la justice sont au cœur des dysfonctionnements qui l’ont amené à quitter le Bloc Républicain, le parti du Cheval Cabré. Après avoir réintégré brièvement ce mouvement avec le soutien de figures de la Rupture comme Luc Atrokpo et Olivier Boko, Amoussou n’a pas tardé à réaliser, selon lui, les limites de cette alliance. « J’avais indiqué au moment où je revenais […] que je restais insatisfait sur le management de la liberté d’expression dans notre pays, et que je demeurais très préoccupé du fonctionnement de la justice, » a-t-il confié, soulignant que ces inquiétudes, loin de s’estomper, se sont accrues au fil du temps.

Sa démission aujourd’hui du Bloc Républicain intervient dans un contexte politique tendu, marqué par l’arrestation de plusieurs personnalités influentes, dont Olivier Boko. Cette affaire semble alors cristalliser ses critiques envers son ancien parti. Il se dit indigné par le « traitement indigne » réservé à Boko, accusé sans jugement final dans un contexte politique tendu. « Ma démission du Bloc Républicain n’est pas étrangère à la situation que vit en ce moment Monsieur Olivier Boko, » explique-t-il. Il reproche au parti, ainsi qu’à d’autres formations politiques, une attitude de condamnation anticipée envers Boko, qu’il juge contraire aux principes de présomption d’innocence. Cette rupture avec le Bloc Républicain n’est donc pas une simple divergence politique, mais un acte de protestation.

Selon lui, cette situation met en lumière les dérives d’un système qui ne respecte plus les fondements de la justice : « Nos partis politiques ont bafoué complètement la justice et la fraternité. Il m’est devenu indigne de rester dans un parti politique comme cela. » Il se montre particulièrement indigné face à ce qu’il qualifie de « complot de réjouissance » orchestré contre Olivier Boko. Aux yeux d’Amoussou, l’attitude des dirigeants politiques, en particulier du Bloc Républicain, face à cette affaire symbolise un mépris des principes fondamentaux du droit. « Les dirigeants de mon parti politique ont organisé des tournées dans tous les arrondissements, dans les communes pour accabler Monsieur Olivier Boko et Monsieur Homeky contre lesquels cependant aucune juridiction n’a jamais encore prononcé une décision… C’est une pression sur la justice, » déplore-t-il, qualifiant cette manœuvre de « dîner de sorciers sur la charogne de la victime ». Il décrit les campagnes d’opinion lancées par certains partis comme une pression intolérable exercée sur la justice, et s’inquiète du risque de politisation de cette affaire. « Faire pression sur la justice, c’est une faute pénale, » affirme-t-il avec force, dénonçant le mépris apparent de certains acteurs politiques pour la présomption d’innocence. Cette situation, selon lui, est symptomatique d’un climat politique malsain où la quête de pouvoir prime sur le respect des droits fondamentaux.

Amoussou n’a pas seulement analysé la situation actuelle ; il a également partagé sa vision de l’avenir politique du Bénin en faisant une prédiction étonnante : la libération d’Olivier Boko et son accession à la présidence de la République. « Olivier Boko sera libéré, il gagnera le procès, il sera élu président de la République, » affirme-t-il avec sérénité. Pour Amoussou, cette conviction est bien plus qu’un simple espoir ; elle repose sur sa foi en la justice et en la capacité de Boko à rassembler et à diriger le pays. L’acteur politique conclut en évoquant les prochaines élections de 2026 et critique l’actuel code électoral, qu’il qualifie de « corde électorale », une entrave selon lui aux véritables valeurs démocratiques. Face aux défis, Amoussou invite à une prise de conscience politique qui dépasse les clivages partisans et à un respect renouvelé pour les principes de justice et de démocratie.

Toutefois, ces prédictions audacieuses résonnent comme un défi aux dynamiques internes des partis politiques béninois. Si les convictions d’Amoussou en faveur d’une « libération imminente » d’Olivier Boko et de son accès à la magistrature suprême se concrétisent, elles marqueraient un tournant inattendu dans la scène politique béninoise. Mais pour l’heure, ces déclarations passionnées font plus office de coup d’éclat que de présage, dans un contexte où les incertitudes juridiques continuent d’alimenter l’actualité.

José Pascaël AGBO

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