CHENILLE DE MAÏS : Un fléau qui menace les cultures agricoles

La chenille de maïs, ou Spodoptera frugiperda, représente une menace croissante pour l’agriculture mondiale, en particulier en Afrique. En s’attaquant au maïs et à d’autres cultures, cette espèce nuisible engendre des pertes de rendement estimées à plusieurs milliards de dollars chaque année. Les agriculteurs parfois désespérés, doivent faire face à cette invasion, en combinant méthodes traditionnelles et innovations pour préserver leurs récoltes et garantir la sécurité alimentaire.

Connue sous le nom de Spodoptera frugiperda, la chenille de maïs est originaire d’Amérique tropicale et subtropicale. Elle s’est rapidement répandue dans de nombreuses régions agricoles telles que l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Elle est une espèce d’insecte nuisible qui attaque plusieurs cultures, notamment le haricot, le sorgho, le riz, le coton et surtout le maïs. Elle menace une grande partie des productions agricoles dans le monde, particulièrement en Afrique et les régions touchées subissent fortement une baisse de rendement agricole. Selon des estimations de la FAO, les pertes de rendement dans les pays gravement touchés pourraient atteindre plusieurs milliards de dollars par an.

La chenille de maïs survient le plus souvent pendant les séquences sèches et déteste la pluie. Jérémie Henri, technicien agricole à Kandi, explique que la chenille de maïs pond habituellement ses œufs directement sur les feuilles de maïs. Une fois écloses, les larves commencent à se nourrir des jeunes feuilles, provoquant des trous spécifiques. En se développant, elles s’attaquent aux épis, réduisant la production jusqu’à 50 ou 60 %. Cette chenille peut s’adapter à divers environnements et résister à plusieurs traitements chimiques. Bien que petite, elle représente un défi immense pour les producteurs de maïs et pour l’agriculture mondiale.

Pour lutter contre les ravages causés par cette espèce, les agriculteurs utilisent souvent des pesticides tels que le « pacha ». Toutefois, Jérémie Henri suggère que de multiples stratégies simples et naturelles peuvent être mises en place pour lutter efficacement contre la chenille de maïs. Ces moyens naturels incluent l’utilisation de plantes comme le neem, le moringa, la tephrosia, le datura, le tabac et l’usage du poivre, de la cendre et du sable, appliqués dans le verticille où les larves résident. Il précise que dans certains pays, les agriculteurs utilisent les organismes génétiquement modifiés (OGM) comme solution contre ce mal.

La chenille de maïs se présente donc comme une espèce pesant lourdement sur le rendement agricole et pouvant constituer une des causes de l’insécurité alimentaire dans le monde. Les agriculteurs doivent se mobiliser pour lutter farouchement contre cette menace mondiale. Une telle lutte faciliterait ainsi l’atteinte de l’un des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Bambo Nestor NOANTI

One thought on “CHENILLE DE MAÏS : Un fléau qui menace les cultures agricoles”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You cannot copy content of this page