La campagne d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles au Bénin gagne en intensité. Le mardi 3 décembre 2024, les acteurs des médias ont été formés sur les lois protégeant les femmes et les filles, répondant à l’appel de Véronique TOGNIFODÉ, ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance. Une initiative visant à renforcer leur rôle clé dans cette lutte essentielle.
La mobilisation contre les violences faites aux femmes et aux filles au Bénin atteint une nouvelle étape. Le mardi 3 décembre 2024, les acteurs des médias, qu’ils viennent de la presse écrite, audiovisuelle ou des plateformes numériques, ont pris part à une session de formation organisée par le ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance. Sous l’impulsion de la ministre Véronique TOGNIFODÉ, cette session avait pour objectif de les outiller sur les dispositions légales protégeant les femmes et les filles, notamment la loi N°2021-11 du 20 décembre 2021. Lors de l’ouverture de la session, la ministre a rappelé l’importance d’impliquer les faiseurs d’opinion dans cette lutte. Selon elle, « les médias et influenceurs sont des vecteurs puissants pour sensibiliser et informer leurs communautés sur les droits des femmes et des filles ». Ce partenariat stratégique entre le gouvernement et les médias répond à une doléance exprimée par ces derniers lors du lancement de la campagne en novembre 2023.
Les discussions se sont focalisées sur la nécessité d’informer de manière précise sur les droits des femmes, de sensibiliser au travers de plateformes diversifiées, et de diffuser les ressources éducatives existantes pour aider les victimes à connaître leurs droits et les recours disponibles. « Diffuser des informations fiables sur les droits des femmes est un devoir. Ce combat est collectif », a insisté Véronique TOGNIFODÉ. Euloge OKAMBAWA, secrétaire général du Conseil National de la Presse et de l’Audiovisuel, a salué l’initiative. Il a affirmé l’engagement de son institution à renforcer la sensibilisation aux violences basées sur le genre, en collaboration avec les promoteurs de médias.
La présidente de l’Institut National de la Femme, Huguette BOKPÈ GNANCADJA, a également encouragé les efforts des journalistes, tout en les exhortant à intensifier leur travail pour accompagner les objectifs du gouvernement. Elle a exprimé sa gratitude pour leur contribution et leur rôle décisif dans cette cause. La campagne, lancée le 25 novembre 2024 à Cotonou, se poursuit à travers tout le pays avec le soutien des partenaires techniques et financiers, notamment ceux du Groupe Thématique Genre et Protection Sociale. Ce vaste mouvement d’activisme, qui s’étendra sur plusieurs semaines, vise à créer un impact durable dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles au Bénin.
Au-delà des slogans, les médias s’imposent désormais comme un pilier incontournable dans cette bataille, offrant aux femmes et aux filles une voix plus forte et un accès accru à leurs droits. Une synergie prometteuse pour bâtir un Bénin où l’égalité des sexes n’est plus un idéal, mais une réalité.
José Pascaël AGBO
