ÉLECTIONS DE 2026 : Jacques Ayadji sonne la révolte des jeunes contre les barons politiques

À un peu plus de six mois des élections générales de 2026, les lignes commencent à bouger au sein de la classe politique béninoise. Jacques Ayadji, président du parti Moele-Bénin et membre de la mouvance présidentielle, a lancé un appel sans détour à la jeunesse : écarter les vétérans de la politique pour favoriser un véritable renouvellement générationnel.

De passage à Savalou, dans le cadre de l’installation du maire des jeunes de la ville, le ministre-conseiller aux infrastructures n’a pas mâché ses mots. Reconnaissant « l’échec » de sa propre génération, Jacques Ayadji a exhorté les jeunes à ne plus servir de marchepied à ceux qui monopolisent le pouvoir depuis trop longtemps.

«Vous avez été sujets pendant longtemps, le moment est venu pour que vous soyez des acteurs », a-t-il déclaré devant un auditoire conquis.

« Faites le tri en 2026 ! »

Jacques Ayadji ne s’est pas contenté de simples généralités. Il a plaidé pour que les électeurs, en particulier les jeunes, examinent à la loupe les listes électorales lors du scrutin de 2026, et privilégient celles qui font la part belle à la jeunesse.

« Quelqu’un a déjà été député une, deux fois… et vous continuez de voter pour lui ? Ce n’est pas normal. En 2026, faites un choix responsable. Peu importe que ce soit Les Démocrates, l’UPR, le BR, Moele-Bénin ou un autre. Le bon critère, c’est la promotion de nouveaux visages », a martelé Ayadji.

Un pavé dans la mare ?

Ce discours sonne comme une « fatwa » politique contre les figures installées du paysage béninois. Et bien que Jacques Ayadji appartienne à la mouvance au pouvoir, son message tranche avec les pratiques traditionnelles de reconduction systématique de certains élus.

Sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques, les réactions se multiplient. Certains saluent un discours courageux et salutaire, d’autres y voient une prise de distance voilée vis-à-vis des barons de la majorité.

Quoi qu’il en soit, le signal est lancé. Et en 2026, les jeunes électeurs pourraient bien tenir entre leurs mains les clés d’un changement générationnel au sommet de l’État.

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