La Commission électorale nationale autonome (Céna) a convié, ce lundi 4 août 2025 à Cotonou, les représentants des partis politiques à une séance d’échanges autour de l’état d’avancement du processus électoral en vue des élections générales de 2026. Une occasion pour l’institution de faire le point des activités déjà réalisées, d’exposer les prochaines étapes, et surtout de rassurer sur la bonne tenue du calendrier électoral.
Empêché, le président de la Céna, Sacca Lafia, a été représenté par Laurentine Adossou Davo, rapporteure de l’institution, qui a présidé la rencontre. Dans son mot d’ouverture, elle a tenu à rappeler que le processus en cours s’articule autour de deux outils clés : le chronogramme des activités, qui peut être ajusté en fonction du contexte, et le calendrier électoral, rigide et non modifiable.
Le Directeur général des élections, Boucary Abou Soulé, a ensuite pris la parole pour détailler les différentes actions déjà menées. Parmi elles, on peut noter l’élaboration et la validation du budget électoral, la publication du chronogramme, l’inventaire du matériel électoral dans les communes, les rencontres avec l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), ainsi que les échanges réguliers avec les partis politiques. La Céna a également reçu les statistiques de la liste électorale informatisée et publié la décision relative aux pièces à fournir par les candidats.
S’agissant des étapes à venir, le Directeur général des élections a cité notamment des rencontres avec les ministères et institutions impliqués dans l’organisation du scrutin, la tenue de concertations avec les organisations de la société civile, la publication du calendrier pour le scrutin présidentiel, le lancement de l’appel à candidatures pour les agents électoraux, et la mise à disposition des partis du logiciel edeclaration.
Boucary Abou Soulé a insisté sur le fait que l’institution respecte les délais fixés et exécute son programme sans accroc majeur. Toutefois, il a appelé à une collaboration soutenue de toutes les parties prenantes afin de garantir le succès de ces premières élections générales de l’histoire du Bénin.
Dans une formule imagée pour souligner l’importance de la vigilance et de la mobilisation continue jusqu’au terme du processus, Laurentine Adossou Davo a lancé : « Le fou qui a perdu un enfant et dit que tant que son cadavre ne sera pas enterré, il continuera à recevoir des coups de bâton ›› Cela veut simplement dire que jusqu’à janvier et avril 2026, la Céna aura encore besoin de vous.
Cette rencontre témoigne de la volonté de la Céna d’assurer un processus électoral transparent, inclusif et apaisé, avec l’implication active de tous les acteurs concernés.
Kadidjath MOROU
