Deux mois après le décès de Ibrahim Chabi Mama, le troisième arrondissement de Parakou écrit une page inédite de son histoire. Ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025, Adizatou Arouna a été officiellement installée dans ses fonctions, devenant ainsi la première femme Cheffe d’Arrondissement de la troisième ville à statut particulier du Bénin. Un moment hautement symbolique, chargé d’émotion et de portée politique.

La cérémonie d’installation, présidée par le maire Inoussa Zimé Chabi, s’est déroulée en présence du Secrétaire Exécutif de la mairie, des conseillers municipaux, des élus locaux, des sages et d’une foule de populations venues témoigner de leur attachement à leur nouvel édile. Le maire a d’abord rendu hommage au défunt CA, saluant un dirigeant « disponible, rassembleur et profondément attaché à Parakou », avant d’appeler Adizatou Arouna à poursuivre l’œuvre dans l’esprit de service public qui a marqué son prédécesseur. « Un Chef d’Arrondissement doit être proche de sa population », a-t-il insisté.

Dans son discours d’acceptation, Adizatou Arouna a exprimé une gratitude vive envers le Bloc Républicain, son parti, qui lui a renouvelé sa confiance en cette période charnière. Elle a également salué la mémoire de Chabi Mama Ibrahim, rappelant son “sens du sacrifice et son amour du travail bien fait”.
Consciente de la portée de cette nomination, elle a affirmé vouloir incarner une présence constante sur le terrain, tournée vers les priorités quotidiennes : écouter les jeunes, soutenir les femmes, dialoguer avec les acteurs locaux et rester au plus près des besoins réels des populations du troisième arrondissement. Pour elle, les deux mois restants du mandat ne sont pas un simple passage, mais « un temps d’action, de conviction et d’impact visible ».
En devenant la première femme à occuper ce poste à Parakou, Adizatou Arouna brise un plafond de verre et ouvre une nouvelle voie pour la représentation féminine dans la gouvernance locale. Elle s’avance dans l’histoire, dans un mélange de responsabilité, de détermination et d’espérance. Et Parakou, ce jour-là, a vu naître bien plus qu’une nouvelle administratrice : une pionnière.
Patrice BIAOU
