La ville de Parakou poursuit ses efforts en faveur de la préservation de l’environnement et de l’amélioration du cadre de vie. À Titirou, dans le 1er arrondissement, un ancien dépotoir sauvage de 2 500 m² est progressivement appelé à changer de visage. En partenariat avec la ville d’Orléans, la mairie de Parakou y a aménagé une micro-forêt dont la mise en terre de 610 plants a été effectuée ce mercredi 19 août 2026.
L’opération marque une nouvelle étape dans la coopération entre Parakou et Orléans autour des questions environnementales. Sur l’espace autrefois occupé par un dépotoir sauvage, plusieurs espèces végétales ont été plantées afin de renforcer le couvert végétal de la ville et de contribuer à la création d’un espace vert accessible aux populations.
Au total, 610 plants ont été mis en terre. Ils sont composés notamment de 300 saules pleureurs, 80 caïlcédrats, 50 hibiscus, 80 fromagers et 50 palmiers royaux. Pour la mairie, le choix de ces espèces répond à des critères précis, notamment leur capacité d’adaptation et leur résistance aux conditions climatiques.
« Nous sommes ici pour la mise en terre de plusieurs plants qui vont constituer la micro-forêt de la commune de Parakou. Cette micro-forêt est le fruit du partenariat entre la ville de Parakou et la ville d’Orléans », a expliqué Rafiou Alagbé, chef du Service de la protection de l’environnement de la mairie de Parakou.
Selon le responsable communal, cette initiative vise notamment à accroître les espaces végétalisés dans la cité des Kobourou. « C’est une manière d’augmenter le poumon vert de la ville de Parakou », a-t-il souligné.
Mais pour que cette micro-forêt puisse réellement s’inscrire dans la durée, la mise en terre ne constitue qu’une première étape. La mairie a prévu un dispositif de suivi sur deux ans. Un prestataire a ainsi été retenu pour assurer l’entretien régulier du site et veiller au développement des plants. Les plants qui ne survivraient pas devront également être remplacés.
« Ce sera un suivi permanent », a assuré Rafiou Alagbé, précisant que le prestataire est soumis à une obligation de résultats.
Le projet ne se limite toutefois pas à la plantation d’arbres. L’ancien dépotoir doit progressivement devenir un espace de détente et de respiration pour les habitants du quartier. Des allées, des bancs ainsi que des paillotes sont notamment prévus sur le site. L’objectif est de permettre aux riverains de s’approprier cet espace et de participer à sa préservation.
La chargée du partenariat Orléans-Parakou, Arielle Campestre, s’est réjouie de la concrétisation du projet. « Les problèmes environnementaux nous tiennent à cœur », a-t-elle déclaré, saluant les travaux réalisés et l’implication des différents partenaires.
Elle a également insisté sur l’importance de la participation des populations riveraines. Pour les partenaires, la réussite du projet dépendra autant de la croissance des plants que de la capacité des habitants à préserver et à faire vivre ce nouvel espace vert.
De son côté, Brisso Soumanou Sinaissiré, représentant de l’entreprise Ephrata et Plus chargée du reboisement et du suivi, a rassuré sur les dispositions prises pour assurer l’entretien de la micro-forêt. Il a notamment indiqué que les plants qui ne survivraient pas seraient remplacés.
Le choix des espèces et celui du site ont, selon lui, fait l’objet d’une attention particulière afin de favoriser la réussite de l’opération. Le suivi prévu sur deux ans permettra également d’évaluer l’évolution de la plantation et d’apporter les ajustements nécessaires.
À travers cette initiative, Parakou et Orléans donnent ainsi une nouvelle vocation à un espace qui constituait auparavant un problème pour le cadre de vie. D’un ancien dépotoir sauvage, le site de Titirou ambitionne désormais de devenir un espace végétalisé et de détente au bénéfice des populations.
Le véritable défi reste toutefois celui de la pérennisation. Au-delà des 610 plants mis en terre, il faudra s’assurer que la micro-forêt survive, grandisse et trouve durablement sa place dans le paysage urbain de Parakou. Le suivi annoncé sur deux ans constituera à cet égard une première étape déterminante.
Patrice BIAOU
