La campagne de commercialisation du soja au titre de la saison 2026-2027 démarre officiellement ce vendredi 6 novembre 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Entre liberté des transactions, encadrement des exportations et approvisionnement des unités industrielles, cette nouvelle campagne s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la transformation locale de la production nationale.
La filière soja entre dans une nouvelle phase. Producteurs, commerçants et acteurs de la transformation sont désormais concernés par l’ouverture officielle de la campagne 2026-2027. Pour cette saison, le gouvernement reconduit le principe du marché libre pour la commercialisation des fèves. Aucun prix officiel d’achat au producteur n’est donc fixé, les transactions devant se dérouler selon les conditions du marché.
Toutefois, la liberté de commercialisation ne signifie pas une ouverture immédiate des exportations. Les fèves de soja destinées aux marchés extérieurs ne pourront être exportées qu’à partir du 15 février 2027. Cette mesure traduit la volonté des autorités de privilégier, dans un premier temps, l’approvisionnement des unités industrielles installées au Bénin.
Dans cette perspective, 23 unités industrielles ont obtenu des droits d’approvisionnement, avec un objectif annoncé de plus de 450 000 tonnes de soja destinées aux usines nationales. L’enjeu est de consolider la transformation sur place, de favoriser la création de valeur ajoutée et de renforcer les retombées économiques de la filière.
Pour les producteurs, cette nouvelle campagne constitue une étape importante dans l’écoulement de leur récolte. Mais le marché libre soulève également la question des conditions de vente et de la rémunération des exploitants. La capacité des acteurs à négocier des prix suffisamment rémunérateurs, tout en respectant les règles de commercialisation, sera déterminante.
Au-delà du démarrage des achats, cette campagne remet ainsi au premier plan un enjeu majeur pour la filière : parvenir à concilier les intérêts des producteurs, les besoins des transformateurs et les ambitions d’une meilleure valorisation du soja béninois. Les résultats dépendront notamment de la capacité des unités industrielles à absorber les volumes annoncés et de l’organisation des différents acteurs sur le terrain.
BKP
