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	<title>ÉCONOMIE &#8211; Eveil Info</title>
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	<title>ÉCONOMIE &#8211; Eveil Info</title>
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		<title>ECO : Une monnaie commune, mais à quelles conditions ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 06:59:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ÉCONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[Le projet de création de l’Eco, monnaie unique envisagée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO),&#8230;]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Le projet de création de l’Eco, monnaie unique envisagée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), continue de susciter des interrogations sur la capacité des pays de la région à réunir les conditions nécessaires à sa mise en œuvre. Présenté depuis plusieurs années comme un instrument destiné à renforcer l’intégration économique ouest-africaine, le projet reste confronté à d’importants défis économiques, monétaires et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des économies différentes face à un même défi</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La CEDEAO regroupe des économies aux structures, aux niveaux de développement et aux situations macroéconomiques différents. Certains pays sont confrontés à des pressions inflationnistes importantes, d&rsquo;autres doivent composer avec des déficits budgétaires élevés, tandis que plusieurs États font face à des difficultés sécuritaires qui pèsent également sur leurs finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diversité constitue l&rsquo;un des principaux défis du projet de monnaie unique. Une union monétaire suppose en effet que les économies participantes présentent un degré suffisant de convergence pour pouvoir partager une même politique monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est donc de savoir si les États membres pourront progresser à un rythme suffisamment proche pour garantir la stabilité de la future monnaie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La convergence, condition de crédibilité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en place de l&rsquo;Eco repose sur des critères de convergence macroéconomique destinés à assurer une certaine discipline économique entre les futurs pays membres. Ces critères portent notamment sur la stabilité des prix, la maîtrise du déficit budgétaire et de la dette publique, la limitation du financement monétaire des déficits, ainsi que la constitution de réserves extérieures suffisantes et la stabilité du taux de change.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le respect de ces exigences ne devrait toutefois pas être considéré comme une simple formalité préalable. Leur maintien dans la durée sera déterminant pour la crédibilité d&rsquo;une éventuelle monnaie commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un État pourrait en effet parvenir à respecter les critères à un moment donné sans nécessairement disposer des marges économiques suffisantes pour maintenir durablement cette performance. La véritable difficulté sera donc moins d&rsquo;atteindre les critères que de parvenir à les respecter de manière durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une monnaie commune ne règle pas les fragilités économiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Eco pourrait faciliter les échanges, réduire certains coûts liés aux transactions et renforcer l&rsquo;intégration économique de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Mais une monnaie commune ne saurait, à elle seule, résoudre les fragilités structurelles des économies de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La maîtrise de l&rsquo;inflation, la soutenabilité des finances publiques, la solidité du secteur financier, la diversification des économies et l&rsquo;amélioration de la productivité resteront indispensables à sa réussite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question sociale devra également demeurer au cœur des politiques économiques. La recherche de la stabilité macroéconomique ne devrait pas se traduire par une réduction des investissements indispensables dans les secteurs sociaux et productifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le calendrier reste conditionné</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;horizon de 2027 régulièrement associé au projet ne doit donc pas être présenté comme une échéance automatique. La mise en œuvre effective de l&rsquo;Eco dépendra de la capacité des États concernés à satisfaire les conditions requises, mais également de leurs décisions politiques et de la mise en place de mécanismes communs suffisamment solides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu dépasse ainsi la simple création d&rsquo;une nouvelle unité monétaire. Il s&rsquo;agit de construire un espace monétaire capable de résister aux chocs économiques, de préserver la stabilité des prix et de soutenir durablement les échanges entre les économies ouest-africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Eco peut donc constituer une étape majeure de l&rsquo;intégration régionale. Mais sa réussite dépendra moins de la rapidité avec laquelle elle sera lancée que de la solidité des fondations économiques et institutionnelles sur lesquelles elle reposera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une monnaie commune ne devient véritablement forte que lorsque les économies qui la portent sont suffisamment solides pour la soutenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Carolle ADJIBADE</em></strong></p>
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		<title>SANTÉ DES FINANCES PUBLIQUES : Bénin, pourquoi les voyants passent au vert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 13:52:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ÉCONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Bénin continue de présenter un profil jugé relativement maîtrisé en matière de finances publiques. Malgré un niveau d’endettement qui&#8230;]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Le Bénin continue de présenter un profil jugé relativement maîtrisé en matière de finances publiques. Malgré un niveau d’endettement qui reste élevé, le pays maintient son déficit budgétaire autour du seuil communautaire de 3 % du PIB, tandis que le Fonds monétaire international (FMI) considère toujours son risque de surendettement comme modéré. Une trajectoire qui vaut au pays une image de sérieux auprès de ses partenaires financiers et des investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les indicateurs budgétaires donnent d’abord matière à satisfaction. Après un déficit de 4,1 % du PIB en 2023, le Bénin l’a ramené à environ 3,1 % en 2024 et à 2,9 % en 2025 selon les estimations du FMI. Pour 2026, l’institution prévoit également un déficit de 2,9 %, soit un niveau inférieur au plafond communautaire de 3 % fixé dans l’espace UEMOA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette discipline budgétaire s’accompagne d’une capacité à continuer de financer les investissements publics. Le recours à l’emprunt n’a donc pas disparu, mais il s’inscrit davantage dans une stratégie de gestion et de diversification des sources de financement. En juin 2026, le Bénin a notamment mobilisé 260 millions d’euros, soit environ 171 milliards de FCFA, dans le cadre d’une opération de reprofilage de sa dette. Selon UMOA-Titres, cette opération illustre la capacité du pays à attirer des investisseurs internationaux privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le niveau de la dette mérite toutefois une lecture attentive. À fin 2024, l’encours de la dette publique était estimé à 6 960,3 milliards de FCFA par UMOA-Titres, contre 6 508,5 milliards un an auparavant. Rapporté au PIB, le ratio ressortait à 53,4 %, contre 54,5 % en 2023, soit une baisse de 1,1 point. Ce niveau demeure inférieur au plafond communautaire de 70 % fixé par l’UEMOA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une révision statistique opérée avec le FMI et la Banque mondiale est venue apporter une nuance importante. Plusieurs prêts extérieurs transférés en 2021 à des entreprises publiques et semi-publiques ont été réintégrés dans le périmètre de la dette de l’administration centrale, conformément aux normes statistiques internationales. Cette reclassification a porté le niveau de la dette publique à 60,5 % du PIB à fin 2024, soit une révision moyenne de 6,1 points sur la période 2021-2024. Les prêts concernés avaient néanmoins continué d’être intégralement servis par les entités auxquelles ils avaient été transférés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette correction n’a pas remis en cause l’appréciation du FMI sur la soutenabilité de la dette béninoise. L’institution maintient le pays dans la catégorie de risque modéré de surendettement, estimant notamment que sa capacité à porter la dette s’est renforcée. Dans ses projections régionales, le FMI situe par ailleurs le ratio de dette du Bénin autour de 57,3 % du PIB en 2025 et 57,2 % en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bénin apparaît ainsi dans une situation différente de celle d’un État qui accumulerait des emprunts sans maîtrise de ses équilibres budgétaires. L’évolution récente montre plutôt une volonté de contenir le déficit, de diversifier les instruments de financement et de rechercher des maturités et des conditions compatibles avec la capacité de remboursement du pays. UMOA-Titres souligne notamment que le Bénin cherche à substituer des financements de plus longues échéances et à taux plus faibles à certains instruments de maturité plus courte et plus coûteux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crédibilité se mesure également à l’accès continu du pays au marché régional des titres publics. En 2026, le Bénin a poursuivi ses émissions de bons et obligations du Trésor, confirmant la place occupée par le marché financier régional dans sa stratégie de mobilisation des ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, les voyants ne sont pas définitivement au vert. Le niveau d’endettement reste important et la révision opérée par le FMI rappelle la nécessité d’une transparence permanente sur l’ensemble des engagements de l’État. La progression de la dette en valeur absolue impose également de surveiller son coût, sa structure et surtout la capacité des investissements qu’elle finance à générer suffisamment de croissance et de recettes futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément sur ce point que se joue la véritable performance. Être un bon élève en matière de finances publiques ne signifie pas ne pas emprunter. Il s’agit plutôt de pouvoir emprunter sans perdre la maîtrise de ses équilibres, honorer ses engagements et utiliser les ressources mobilisées pour soutenir durablement l’économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade, les indicateurs disponibles donnent au Bénin des raisons de défendre cette image. La dette reste sous le plafond communautaire, le déficit budgétaire revient autour de 3 % du PIB et le FMI continue de considérer le risque de surendettement comme modéré. Mais la bonne tenue des finances publiques devra désormais se confirmer dans la durée, à mesure que les besoins de financement du développement continueront de croître.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Bénin peut donc se présenter comme un élève sérieux, mais certainement pas comme un élève dispensé de surveillance. La solidité de cette trajectoire dépendra désormais autant de la maîtrise des nouveaux emprunts que de leur capacité à produire la croissance nécessaire pour rembourser ceux d’aujourd’hui.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>BKP</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>SYSTÈME FINANCIER INTERNATIONAL : Les BRICS explorent l&#8217;interconnexion de leurs systèmes de paiement et de leurs monnaies numériques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 11:52:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La Reserve Bank of India (RBI) a annoncé, le 11 août 2026 à Mumbai, par la voix de son gouverneur&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La Reserve Bank of India (RBI) a annoncé, le 11 août 2026 à Mumbai, par la voix de son gouverneur Sanjay Malhotra, que les pays des BRICS étudient actuellement la connexion de leurs systèmes de paiement rapides et de leurs monnaies numériques de banque centrale, dans la perspective du sommet du groupe prévu en Inde cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la fragmentation croissante du système financier international, les puissances émergentes du groupe BRICS accélèrent leur quête d&rsquo;indépendance monétaire. C&rsquo;est dans ce contexte que les discussions autour d&rsquo;une meilleure interconnexion des infrastructures de paiement ont refait surface. Selon les déclarations du gouverneur de la RBI, plusieurs pistes sont actuellement à l&rsquo;étude, parmi lesquelles la mise en réseau des systèmes de paiement instantané des différents pays membres, ainsi que celle de leurs monnaies numériques de banque centrale (CBDC). Ce chantier avait déjà été évoqué par la RBI en janvier dernier, qui souhaitait voir la question inscrite à l&rsquo;ordre du jour du prochain sommet. L&rsquo;ambition affichée n&rsquo;est pas la création d&rsquo;une monnaie commune aux BRICS, mais bien de simplifier et de réduire le coût des transactions entre pays membres. À l&rsquo;heure actuelle, un paiement international reste généralement plus onéreux et plus complexe qu&rsquo;une opération réalisée à l&rsquo;intérieur d&rsquo;un même pays. En reliant leurs systèmes de paiement rapides, les BRICS espèrent fluidifier certaines transactions, tandis que la connexion des CBDC ouvrirait la voie à des règlements directs entre monnaies numériques nationales. Cette dynamique s&rsquo;inscrit dans la continuité des travaux déjà engagés au sein du groupe autour de l&rsquo;interopérabilité des paiements et de la promotion des monnaies locales dans les échanges commerciaux, notamment à travers l&rsquo;initiative BRICS Pay. Pour New Delhi, l&rsquo;enjeu dépasse la seule coopération régionale : il s&rsquo;agit aussi de renforcer le rayonnement international de la roupie indienne, un objectif que la RBI dit vouloir poursuivre activement. Cette volonté de coopération monétaire n&rsquo;est pas nouvelle. La Russie et la Chine ont déjà multiplié les transactions en rouble et en yuan dans leurs échanges bilatéraux, pendant que l&rsquo;Inde tente d&rsquo;imposer sa propre devise auprès de ses partenaires commerciaux. Le projet demeure toutefois à un stade exploratoire. Les pays membres ne partagent ni le même niveau de développement technologique, ni le même calendrier dans la mise en place de leurs monnaies numériques respectives, ce qui complique la définition de standards communs. À cela s&rsquo;ajoutent des questions de gouvernance, de réglementation et de cybersécurité, incontournables pour des infrastructures appelées à traiter des flux financiers transfrontaliers sensibles. Aucune architecture technique n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs été arrêtée à ce jour, et l&rsquo;hypothèse d&rsquo;une monnaie unique reste, elle aussi, écartée pour l&rsquo;instant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À court terme, l&rsquo;objectif affiché reste modeste : alléger le coût des paiements entre pays membres. Mais si l&rsquo;interopérabilité venait à se concrétiser, elle pourrait renforcer significativement le poids des monnaies locales dans les échanges internationaux et doter les BRICS d&rsquo;un levier supplémentaire face au système financier dominé par le dollar.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Souvenir ZANNOU</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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