Aurel B., ancien agent judiciaire, a tenté de s’échapper de la prison d’Abomey-Calavi en se déguisant en femme, avec la complicité de son épouse. Perruque, robe et faux-cils n’ont pas suffi à tromper la vigilance des agents de sécurité. Retour sur une tentative rocambolesque qui s’est soldée par un nouvel échec pour le détenu.
Kadidjath MOROU
Ce samedi 21 décembre 2024, la prison civile d’Abomey-Calavi a été le théâtre d’une tentative d’évasion peu commune. Aurel B., ancien agent judiciaire en détention pour falsification de documents, a tenté de s’enfuir sous une apparence surprenante : celle d’une femme. Avec la complicité de son épouse, il a revêtu des vêtements féminins qu’elle lui aurait fournis. Parmi ces effets, on y trouvait une robe, une perruque, des lunettes, des faux-cils et un soutien-gorge. Il espérait ainsi passer inaperçu et quitter discrètement la prison sous l’apparence d’une femme. Cependant, la ruse de « Dame prisonnier » a rapidement été démasquée grâce à la vigilance du coursier et du chef de poste. Ceci parce qu’il n’a pas pu présenter le badge de visite requis pour accéder à l’intérieur. Sa mise en beauté n’a donc pas suffi à tromper leur vigilance. Les agents auraient donc, après une fouille minutieuse, découvert sa supercherie dont il faisait preuve en le mettant immédiatement aux arrêts une nouvelle fois. « Dame prisonnier » a ainsi été reconduite derrière les barreaux, mettant un terme à cette tentative audacieuse mais infructueuse.
Faudrait préciser, qu’avant son incarcération, Aurel B. était un agent judiciaire au Tribunal de Première Instance d’Abomey-Calavi. Il avait été inculpé avec son frère, Fabrice B., greffier dans le même tribunal, pour falsification de documents de relâche. Ce passé judiciaire semble avoir inspiré sa tentative d’évasion. Et il devra désormais répondre de cet acte en plus des charges qui pèsent déjà contre lui.
Cette évasion manquée restera sans doute dans les annales des tentatives les plus insolites. Mais elle rappelle aussi que, sous les perruques et les robes, la vérité finit toujours par éclater.
