VACANCES SCOLAIRES : Une liberté trop large, un piège pour nos enfants

Les grandes vacances sont là. Les établissements scolaires ont libéré les élèves. Cartables rangés, uniformes délaissés, le moment est venu pour les jeunes de profiter de ce temps libre qui, souvent, échappe au contrôle des parents. Une liberté presque totale, offerte comme un cadeau, mais qui peut vite se transformer en piège.

À chaque période de vacances, c’est le même scénario : des enfants, parfois à peine adolescents, qui « descendent » en ville pour, disent-ils, aller faire un petit « djob », un travail temporaire, question d’aider la famille ou de se faire un peu d’argent de poche. Mais au retour, certains reviennent avec des histoires que personne n’avait prévues : des grossesses précoces, des fréquentations douteuses, des habitudes nouvelles, des blessures parfois invisibles mais profondes.

Dans bien des cas, les parents, souvent pris dans le tourbillon de leur quotidien ou dans un excès de confiance, laissent aller. Les appels au suivi, à l’écoute, à la vigilance sont parfois perçus comme des discours vides. Pourtant, c’est précisément pendant ces moments de relâche que les dérives se tissent en silence.

Le danger ne vient pas seulement de la rue. Il se cache dans les téléphones, les réseaux sociaux, les cercles d’amis mal identifiés. Il est là, dans cette surabondance de liberté non canalisée. Et l’enfant qui était bon élève en juin peut revenir méconnaissable en septembre.

Faut-il pour autant priver nos enfants de liberté ? Non. Mais cette liberté doit s’accompagner d’un cadre, de repères, d’une main parentale ferme mais juste. Sinon, les vacances, censées être une pause joyeuse et bénéfique, deviennent le début d’un naufrage silencieux.

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