Depuis quelques semaines, les pluies arrosent généreusement presque tout le territoire béninois. Si elles apportent fraîcheur et verdissement, elles ramènent également un invité que personne n’a convié, mais que tout le monde redoute : le moustique. Dans les maisons, les cours inondées ou les flaques d’eau stagnantes, le petit insecte a trouvé un terrain fertile pour se multiplier et… s’imposer comme colocataire.
Dans les zones urbaines comme rurales, les populations redoublent d’ingéniosité pour cohabiter tant bien que mal avec les piqûres nocturnes et le bourdonnement infernal. Mais derrière l’irritation, le danger est réel. Le moustique est le vecteur de nombreuses maladies comme le paludisme, toujours première cause de mortalité dans le pays, ou encore la dengue, qui réapparaît par épisodes.
Les structures sanitaires tirent régulièrement la sonnette d’alarme, appelant à des gestes simples mais efficaces : élimination des eaux stagnantes, usage de moustiquaires imprégnées, pulvérisation d’insecticides, hygiène des abords immédiats des habitations. Malheureusement, l’habitude tarde à devenir une culture.
La saison des pluies n’est pas terminée, et avec elle, les moustiques sont là pour durer. Plus que des colocataires, ce sont des menaces silencieuses. En attendant que les pluies s’estompent, chacun est appelé à faire preuve de vigilance pour éviter que l’eau bénie des cieux n’ouvre la porte à des drames évitables.
