
La nuit du mardi 16 au mercredi 17 juillet 2025 a été marquée par une vaste opération de sécurisation menée par la Police républicaine dans plusieurs quartiers sensibles de Parakou. L’intervention, ciblée et coordonnée, a notamment concerné les zones de Kpébié, Don Bosco et Gah, connues pour être des points chauds de la prostitution dans la ville.
Les forces de l’ordre, déployées en nombre, ont interpellé plusieurs femmes soupçonnées d’exercer comme travailleuses de sexe. Si aucun chiffre officiel n’a encore été communiqué par les autorités, les témoignages concordants parlent de nombreuses arrestations, dans une ambiance tendue mais maîtrisée. L’opération a surpris plus d’un, tant par son ampleur que par sa rapidité d’exécution.
Ce n’est pas la première fois que les autorités policières mènent ce genre de descentes dans la cité des Kobourou. Ces interventions s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à assainir certains quartiers de la ville, régulièrement dénoncés par les riverains pour leurs dérives nocturnes. Entre tenues jugées indécentes, tapage nocturne et harcèlement de rue, les griefs exprimés par les habitants sont récurrents.
Toutefois, cette action policière relance un vieux débat : celui de la place de la prostitution dans l’espace public et des droits des personnes concernées. Si certains saluent une action salutaire pour restaurer l’ordre, d’autres appellent à une approche plus sociale et humaine de la question, mettant en avant les réalités économiques et sociales souvent invisibles derrière ces pratiques.
En attendant une communication officielle sur les suites judiciaires de l’opération, Parakou se réveille sous le signe de la fermeté sécuritaire, entre moralisation et volonté d’imposer plus de discipline dans l’espace urbain.
