La situation des patients dialysés non pris en charge par l’État préoccupe Zinsou Gilbert Hounwanou, coordonnateur du collectif des organisations de la société civile pour le plaidoyer de la prise en charge totale des dialysés au Bénin. Reçu jeudi dernier sur Frissons Radio, le président co-fondateur de la Fondation SPH contre le cancer a évoqué la situation difficile des dialysés non pris en charge par l’État.
D’abord, l’invité de Brice Hector Houenonlo a expliqué les tenants et aboutissants de cette maladie, notamment les causes et les manifestations de l’insuffisance rénale nécessitant la dialyse. Selon Zinsou Gilbert Hounwanou, la dialyse est un traitement de l’insuffisance rénale chronique, c’est-à-dire du non-fonctionnement des reins. « Quand le rein ne fonctionne plus, on parle d’insuffisance rénale chronique », a-t-il expliqué. « Avant même 45 ans, on peut déjà être atteint par cette maladie. » Ainsi, l’insuffisance rénale se manifeste par une inefficacité de l’organisme, une sensation de chaleur corporelle, une fatigue extrême, et une faiblesse intense.
Les causes de l’insuffisance rénale sont multiples. À en croire le coordonnateur du collectif des organisations de la société civile pour le plaidoyer de la prise en charge totale des dialysés au Bénin, cette condition est généralement due à la consommation de produits psychotropes. « Quelqu’un qui consomme régulièrement des cigarettes, de la drogue, de la cocaïne, du cannabis, etc., est susceptible de développer une insuffisance rénale », a affirmé Zinsou Gilbert Hounwanou. Les reins ayant pour fonction de purifier le sang, ces substances empêchent leur bon fonctionnement, ce qui peut entraîner des complications potentiellement mortelles, étant donné le coût élevé du traitement, qui n’est pas à la portée de tous.
En ce qui concerne le traitement de la dialyse, l’invité d’honneur de Frissons Radio a précisé que seuls les travailleurs du secteur public bénéficient d’une prise en charge, suite à la suspension de celle-ci pour les agents non permanents de l’État. « Il faut dépenser deux cent dix mille francs (210 000 FCFA) par semaine pour trois traitements, sans compter les analyses qui peuvent suivre », a expliqué Zinsou Gilbert Hounwanou. Vu la durée potentielle du traitement et la situation financière des patients, il lance un appel aux dirigeants : « Je souhaiterais que l’État béninois prenne en charge totalement la dialyse au Bénin », a-t-il plaidé.
Pour conclure, Zinsou Gilbert Hounwanou invite les populations à mener une vie saine, tant au niveau de leur alimentation que de leurs comportements.
Anselme ORICHA
