Le président du parti d’opposition Nouvelle Force Nationale (Nfn) s’est exprimé ce dimanche 21 avril 2024 sur l’actualité socio-politique au Bénin. Sur l’émission radiophonique « Cartes sur table » de « Océan Fm », Apollinaire Avognon, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a donné son point de vue sur certains sujets brûlants de l’actualité, notamment les relations entre son parti et les autres partis politiques de l’opposition, ainsi que sur la répression en cours contre les infractions routières, accompagnée des bavures policières dénoncées ces derniers jours.
Le président du parti Nouvelle Force Nationale (Nfn) a, dans un premier temps justifier le choix de son parti à s’aligner derrière l’opposition. Cette option ne vise qu’à répondre aux aspirations du peuple béninois qui a soif de tourner la page de la classe politique selon ses dires. Pour Appllinnaire Avognon, il est temps de finir avec l’ancienne politique qui n’a que trop duré et renouveler les acteurs qui l’incarnent. « Nous nous associons aujourd’hui à l’opposition parce que nous pensons que ceux qui nous gouvernent aujourd’hui, leur gouvernance n’est pas au profit de nos populations» a-t-il fait savoir. À en croire l’opposant, il n’est pas question de prendre le pouvoir des mains de Patrice Talon et le remettre à Boni Yayi en 2026. Car «Nous voulons renouveler la classe politique. Je voudrais que le président Patrice Talon et l’ancien président Boni Yayi soient des anciennes figures que nous irons consulter quand nous aurons besoin de leurs conseils » a laissé entendre Apollinaire Avognon.
L’invité de l’émission radiophonique » Cartes sur table » de » Océan Fm » s’est également prononcé sur le nouveau code électoral adopté par les députés le 5 mars dernier. Selon Apollinaire Avognon, cette nouvelle loi électorale est source de tensions. Et c’est pourquoi tous les partis politiques de l’opposition feront tout ce qui est de leur pouvoir pour empêcher que le Bénin aille aux élections générales de 2026 avec ce nouveau code modifié a-t-il notifié.
Au sujet de la répression contre les infractions au code de la route lancée depuis le 1er mars dernier, entachée de bavures policières signalées ces derniers jours, le président du parti Nfn ne trouve pas d’inconvénients à ce que les béninois respectent les prescriptions routières mais déplore les abus policiers notés dans ce cadre. «Je pense qu’il faut redéfinir notre code de la route et sensibiliser à suffisance les béninois avant de passer à une répression. Je pense aussi qu’il faut arrêter de taxer le peuple béninois» a souligné Apollinaire Avognon pour conclure.
A.O
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