Clément Capo-chichi, l’ancien président de la Commission béninoise des droits de l’homme (CBDH), est désormais libre de ses mouvements. Arrêté par les éléments de la Brigade Économique et Financière (BEF) ce jeudi 16 mai 2024, il a été relâché dans la même journée après son audition et mis sous convocation. En effet, l’ancien président de la CBDH a été arrêté par la police aux environs de 12h30 dans son bureau où il s’était rendu pour recevoir une délégation de l’ambassade du Danemark. Révoqué de son poste le lundi 23 octobre 2023 par ses pairs, il a été conduit à la BEF pour être auditionné.
À l’issue de son audition, son avocat, Me Brice Zinzindohoué, a introduit une correspondance à la BEF aux environs de 17 heures, portant en objet « violation de l’article 30 de la loi portant création de la Commission béninoise des droits de l’homme ». Ledit article dispose que «aucun membre de la commission ne peut être arrêté ni poursuivi pour crime et délit pendant qu’il a la qualité de membre de la commission et 12 mois après la perte de celle-ci qu’avec l’autorisation préalable de la Cour suprême, siégeant en assemblée plénière». L’ancien président de la CBDH, Clément Capo-chichi, ne pouvait donc pas être gardé à vue et maintenu à la BEF sans violation des dispositions de la loi portant création de la Commission béninoise des droits de l’homme, notamment en son article 30. Cependant, il a été placé sous convocation. Il faut préciser que l’ancien président de la CBDH a été exclu de la passation des marchés publics pour une période de cinq à dix ans. Par ailleurs, des soupçons de malversations financières et de mauvaise gestion pèsent sur Clément Capo-chichi.
Anselme ORICHA
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