Incarcéré depuis le 20 décembre dernier pour une autorisation d’inhumation jugée suspecte, le maire de Savalou, Delidji Houindo, a recouvré sa liberté provisoire. Cette décision marque un tournant dans une affaire qui a défrayé la chronique locale.
Delidji Houindo, maire de Savalou, s’était retrouvé au cœur d’une polémique après avoir autorisé l’inhumation d’un jeune garçon décédé dans des circonstances troubles à Doumè. Cette décision, prise alors que les enquêtes étaient toujours en cours, avait été jugée précipitée, compromettant ainsi la collecte d’éléments cruciaux pour élucider les causes du décès. Conséquence : une interpellation suivie d’une incarcération qui avaient soulevé des débats dans l’opinion publique sur le rôle des élus locaux dans des affaires judiciaires. Toutefois, après plusieurs démarches et un appel interjeté par le collège d’avocats qui a porté sa défense, la liberté provisoire lui a été accordée ouvrant ainsi une autre étape judiciaire dans ce dossier. Une bonne nouvelle pour Dèlidji Hoindo, qui pourra célébrer les fêtes de fin d’année en famille.
Mais cette libération, bien que temporaire, ne met pas fin à la procédure judiciaire. Une autre étape s’ouvre désormais pour faire la lumière sur les tenants et aboutissants de cette affaire. Si la liberté provisoire apporte un répit au maire de Savalou, elle ne signe pas la fin de ses démêlés judiciaires. L’opinion publique et les autorités judiciaires restent attentives au dénouement de cette affaire, qui soulève des questions plus larges sur l’équilibre entre responsabilité administrative et respect des procédures judiciaires.
Kadidjath MOROU
