Le projet de loi des finances pour 2026, adopté par le Conseil des ministres le 10 septembre et transmis à l’Assemblée nationale, affiche un montant de 3 783,984 milliards de FCFA et consacre près de 42 % du budget aux dépenses sociales. Mais derrière cette ambition économique et sociale, un secteur stratégique reste étrangement absent : la presse béninoise.
Dans un communiqué publié le 17 septembre, la Plateforme des promoteurs et acteurs pour le développement des Médias (PADeM-Bénin) tire la sonnette d’alarme. Pour l’organisation, le fait que le projet de loi ne prévoit aucune ligne budgétaire pour renforcer les médias constitue une omission préoccupante dans un pays où la presse est reconnue comme le quatrième pouvoir et joue un rôle crucial dans la consolidation de la démocratie et de l’État de droit.
Le PADeM-Bénin interpelle le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, également candidat à la présidence, ainsi que le président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale. L’organisation appelle à des mesures immédiates pour corriger cette exclusion et éviter que le secteur ne soit une nouvelle fois laissé sur le carreau.
« Les défis sont grands et préoccupants. Il est urgent d’agir pour corriger le tir », insiste le communiqué, rappelant la disponibilité du PADeM-Bénin à proposer des solutions concrètes pour soutenir la presse et renforcer son rôle dans la vie démocratique.
Alors que le budget 2026 sera prochainement examiné et voté, la presse béninoise attend désormais des réponses claires. La balle est dans le camp des décideurs pour garantir que ce secteur, essentiel à la transparence et à l’information citoyenne, ne soit pas marginalisé dans la répartition des ressources publiques.
Patrice BIAOU
