La question de la sécurité devient de plus en plus inquiétante pour le peuple burkinabé et dans la sous-région. Malgré l’acharnement et la détermination des forces de sécurité, le terrorisme continue de dictée sa loi avec terreur. Des centaines de jeunes ont perdu la vie le week-end écoulé alors qu’ils militaient pour la cause sécuritaire du pays.
En effet, des terroristes ont massacré des civils et des forces de sécurité à Barsalogho, dans le centre-nord du pays, à 45 kilomètres de Ouagadougou. Alors que la population a décidé de participer à la sécurité, ils tentaient de faire des tranchées sous la recommandation des soldats afin de protéger les postes de sécurité. L’attaque ou plutôt le massacre a fait une centaine de morts, selon Rfi, aucun bilan officiel n’a pas été déclaré pour l’instant. Civils, soldats et volontaires pour la défense sécurité ont été massacrés et des armements de l’armée burkinabé dont une ambulance militaire, ont été emportées par les assaillants. Beaucoup d’autres personnes ont été blessées et transférées d’urgence dans les hôpitaux. Il s’agit d’au moins 140 personnes qui ont été évacuées vers les centres de santé de la région. Après l’horrible scène, une équipe gouvernementale sous la houlette du porte-parole du gouvernement accompagné des autorités sécuritaire, sanitaire, et de l’action humanitaire a été au CHR de Kaya pour exprimer leur compassion et leur soutien aux blessés.
Ce nouveau cas d’attaque inhumain vient rappeler une fois encore la question de la sécurité dans la sous-région. La menace djihadiste reste préoccupante et rappelle à l’urgence de définir de moyens efficaces pour la combattre efficacement.
Germain ALOZE
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