CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE AFRICAINE DE L’ÉTAT CIVIL : La commune de Parakou a accueilli la 7e édition

La commune de Parakou dans le département de Borgou a abrité la célébration d’une journée exceptionnelle ce mardi 21 août 2024. Il s’agit de la Journée Africaine de l’Enregistrement des Faits d’État Civil et des Statistiques de l’État Civil (Jaefecsec). C’est la salle de conférences de la Direction Départementale de l’Enseignement Maternel et Primaire (Ddemp) qui a servi de cadre à l’activité. Elle a rassemblé de nombreux acteurs de l’état civil et un nombre impressionnant de participants venus de divers horizons.

Germain ALOZE (Stagiaire)

L’enregistrement des faits d’état civil est la grande préoccupation des acteurs du secteur. Les questions, défis et enjeux liés aux faits d’état civil sont devenus d’une importance capitale tant pour les autorités que pour la population. C’est conscient de cet état de choses, que la Jaefecsec a été une fois encore célébrée après le tour de l’Atlantique l’an dernier. La 7e édition de cette journée célébrée en différé à Parakou a permis aux acteurs de réfléchir autour d’un thème capital. « Renforcer les liens entre l’enregistrement des faits d’état civil et statistiques de l’état civil et les systèmes d’identité juridique par la transition numérique au service d’une inclusion plus forte », c’est le thème qui a fait l’objet de célébration de cette journée dédiée aux faits de l’état civil.

Les allocutions ont été ouvertes par le discours du Directeur d’état civil au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique (Misp), Abdon Marius Mikponaï. Conformément à la tradition, il s’est permis de saluer et de témoigner de sa profonde gratitude aux autorités à divers niveaux et à tous les autres participants qui n’ont aménagé aucun effort à répondre présent à la séance. Il a abordé par la suite le contexte qui a prévalu à la Jaefecsec. C’est bien conscient de l’importance du respect des droits humains qui sans doute est lié au bon fonctionnement des services de l’État civil, que les ministres africains en charge de l’état civil ont institués la Jaefecsec. Instaurée en 2017, lors de la 4e conférence des ministres africains en Mauritanie, elle est célébrée le 10 août de chaque année. Pour ce qui est de son objectif, « cette journée constitue un moment de collaboration de réflexion et d’actions en faveur du renforcement des systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques vitales », a évoqué le directeur. Plus loin, cette journée se veut une occasion idoine pour sensibiliser les populations sur l’importance de l’enregistrement des événements essentiels, tels que les naissances, les mariages et les décès dans les délais requis afin de promouvoir l’enregistrement systématique des faits d’état civil. Évoquant l’état civil comme la base sur laquelle reposent les droits et responsabilités en tant que citoyen et le réel fondement de l’identité de tout être, il a exhorté à un investissement. Et ceci pour garantir la promotion des partenariats et des synergies d’actions entre les parties prenantes. Afin d’accélérer les progrès dans le domaine de l’enregistrement des faits d’état civil et les statistiques vitales.

À son tour, la représentante du Directeur de l’Agence Nationale d’Identification des Personnes (Anip) a aussi remercié les participants avant de procéder à une certaines clarifications. Ses mots de remerciement ont été surtout à l’endroit des artisans de la construction de l’écosystème de l’état civil et des données personnelles. Lesquels acteurs sont inéluctablement des leviers de développement pour la mise en place de données sécurisées et fiables. Pour finir, elle a invité ces derniers à plus d’efforts afin que transparence, probité et rigueur soient au rendez-vous pour une meilleure inclusion. C’est à suite que le secrétaire général de la préfecture du Borgou, Sanni Bio Bayé, représentant du préfet empêché, a eu l’honneur de revenir sur l’utilité de la journée. Au nom du préfet, il a d’abord remercié les participants de leur présence et fait savoir que les ministres africains ont eu de bonnes raisons d’instituer cette journée. Puisque pour lui, le système d’état civil de la plupart des pays africains renferme de nombreuses insuffisances qui ne facilitent pas son efficacité et son efficience et entrave le développement inclusif et durable. Il a de ce fait apprécié les efforts remarquables fournis par le gouvernement en place en matière de dématérialisation de l’administration et surtout le volet de l’enregistrement des faits d’État civil. Revenant sur les objectifs, il évoque : « Cette journée permet de mener des réflexions sur les stratégies à mener sur les synergies pour le renforcement de l’enregistrement des faits d’État civil et les statistiques de l’État Civil en Afrique […]». De son côté, le conseiller technique à la gestion des espaces frontalières et l’état civil, Bio Bougo Bio Jean, représentant du Misp a de même remercié les participants. Il en a profité pour exprimer ses sentiments de satisfaction pour l’importance que taillent les parties prenantes à la question de l’état civil.

De nombreuses communications ont meublé les allocutions et ont rendu la séance plus captivante. La première communication est basée sur le thème : « Les nouvelles dispositions du secteur funéraire à l’ère des réformes de l’état civil ». Animé par le thanatopracteur Sylvain Djessou, ce panel a permis aux participants d’avoir une idée du contexte et de la genèse ayant conduit à l’opérationnalisation du secteur funeste. Résultats, enjeux et défis sont désormais connus des participants qui savent désormais les dispositions à prendre en cas de décès, que cela soit arrivé à l’intérieur du Bénin qu’à l’extérieur. Une seconde communication a été déroulée autour du thème : « Le rôle de l’officier de l’état civil dans le contexte de la réforme de l’identification des personnes au Bénin ». De même, un panel enrichissant a permis à tous, de comprendre désormais les enjeux liés aux services d’état civil.

Très interactif, l’atelier a aguerri les participants sur les conduites à tenir en face de chaque événement vital. Les attitudes à observer et les démarches à mener face à chacun de ces événements sont désormais des points élucidés que détient ces derniers. De vifs débats et une photo de famille sont d’autres flancs qui ont rehaussé l’image de la séance.

Il faut préciser que des représentants des intercommunalités du septentrion étaient de la partie. Il s’agit de l’Adecob, l’Acad et l’Apida, des acteurs de l’État civil et bien d’autres.

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