Près de dix ans après la fin de leur mission, les anciens Agents chargés des Intrants et de la Promotion Agricole (CIPA) continuent d’attendre le paiement de six mois d’arriérés de salaire. Pourtant, plusieurs documents consultés par notre rédaction attestent de leur prise de service, de leur période d’activité et de la reconnaissance de cette créance par la Chambre nationale d’Agriculture du Bénin (CNAB).
Selon les pièces consultées, les CIPA ont été recrutés pour servir du 27 janvier 2016 au 26 janvier 2017. Si les intéressés affirment avoir effectivement accompli une année de service, ils soutiennent n’avoir perçu que six mois de rémunération, laissant un reliquat de six mois toujours impayé.
Parmi les documents en possession de notre rédaction figure notamment la note de service n°003/CNBA/P BN/SEN du 31 janvier 2017, signée par le Président de la CNAB de l’époque, Adjéhoda Amoussou. Ce document reconnaît que les agents concernés ont servi durant une année et fait état d’arriérés de salaire correspondant à six mois.
Notre rédaction a également consulté les lettres de prise de service ainsi que les attestations de travail délivrées aux anciens agents, des documents qui confirment leur présence effective au sein de la Chambre nationale d’Agriculture pendant la période concernée.
Malgré cette reconnaissance administrative, le dossier ne semble toujours pas avoir connu d’issue favorable. Les anciens CIPA disent avoir multiplié les démarches auprès des différentes autorités compétentes sans obtenir, à ce jour, le règlement de leur créance.
Le temps a, entre-temps, aggravé la situation. Sur les 81 agents concernés, plusieurs sont décédés sans avoir perçu les sommes qu’ils réclamaient, laissant désormais leurs ayants droit poursuivre les démarches.
Face à cette situation, les anciens CIPA lancent un appel au Président de la République, Romuald Wadagni, au Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche ainsi qu’au président de la Chambre nationale d’Agriculture du Bénin, Hermann Imali Djetta, afin qu’une suite soit donnée à ce dossier qui perdure depuis près d’une décennie.
Une interrogation demeure : si la créance a été reconnue par un document administratif de la Chambre nationale d’Agriculture, quels sont aujourd’hui les obstacles qui empêchent son apurement ? La réponse à cette question est désormais attendue des autorités compétentes.
A suivre…
La Rédaction
