Le Bénin, à l’instar de beaucoup d’autres pays du monde, a célébré ce vendredi 21 juin 2024 la journée mondiale de la musique. À cette occasion, ces hommes et femmes travaillant dans le domaine des œuvres de l’esprit sont honorés pour leurs productions musicales. C’est également un moment où des réflexions et propositions profondes sont faites pour d’amples améliorations des conditions de vie et de travail de ces braves compatriotes dont la vocation est d’adoucir les mœurs et de semer l’ambiance dans les cœurs des mélomanes. Tout ceci traduit combien est grand et important voire indéniable, leur rôle dans la société. Mais malheureusement, pour des questions de « tendances », ou de « musique d’ambiance « , beaucoup d’entre nous artistes versent dans la vulgarité avec des chansons aux contenus indécents ou même ordurier, sans la moindre réserve dans le dans les termes choisis. Cet état de chose pose un réel problème, du point de vue éthique et morale, d’où l’on s’interroge sur le professionnalisme des artistes qui passent pour vedettes dans ce type de production musicale. La situation est telle qu’on se demande ce qui peut expliquer ce manque de vergogne chez certains artistes. Oui, beaucoup de nos artistes, surtout ceux qui se veulent être à la mode ont besoin de revoir leur copie pour mieux servir leur communauté et remplir valablement la fonction d’éducateurs au travers du divertissement musical que leur confère leur métier en ayant toujours à l’esprit qu’ils ne chantent pas pour eux-mêmes , mais plutôt pour les autres. Faire donc véhiculer des valeurs éthiques qui ont toujours incarné l’Afrique doit être leur leitmotiv et priorité de tous les jours, quel que soit le type de musique choisi. Et dans ce sens, l’apport du ministère en charge de la culture et du Bureau Béninois des Droit d’Auteurs et des droits voisins (BUBEDRA) est vivement attendu pour mettre fin à ce libertinage musical indécent et anti valeurs. Ils doivent agir en sensibilisant surtout les artistes afin de ne pas laisser croire qu’ils sont complices d’un tel laisser-aller digne d’un capharnaüm. Certes, les admirateurs et accros de ces genres de musique doivent aussi revoir leurs goûts musicaux mais il n’en demeure pas moins qu’il revient plus à ces structures garant d’assurer la veille permanente et au besoin, de taper du poing sur la table. Autrement, leur indifférence et silence feront d’eux des complices d’une dérive sociale condamnable. Ainsi, cette célébration, au-delà d’une fête, se doit d’être aussi un creuset pour passer en revue la qualité des messages que véhiculent les chansons de nos artistes de sorte à réfléchir à d’éventuelles mesures de censure. Car pour vraiment adoucir les mœurs, la musique doit se vêtir de morale et d’éthique.
✍️ Vincent ZOMAHOUN
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