CODE ÉLECTORAL : La majorité ferme la porte, l’opposition dans l’impasse à six mois du scrutin

À moins de six mois des élections générales de 2026, la tension monte dans le paysage politique béninois. L’opposition, inquiète des règles du jeu, réclame une révision du code électoral. Mais la majorité parlementaire reste inflexible : il n’est pas question de toucher à un texte qu’elle considère comme consolidé et déjà en application.

Mercredi 9 juillet, à la clôture de la première session ordinaire de l’année, les députés de la mouvance ont été clairs. Le code électoral, adopté sous la neuvième législature, doit s’appliquer tel quel. Pas d’amendement, pas de débat, encore moins de retour à la case départ. Ce cadre juridique est déjà mis en œuvre par les institutions électorales compétentes, notamment la CENA et la Cour constitutionnelle.

De leur côté, plusieurs figures de l’opposition estiment que certaines dispositions du texte limitent l’inclusivité et l’équité du processus électoral. Elles plaident pour des ajustements urgents, afin d’éviter des tensions ou des exclusions lors du scrutin. En vain. La majorité campe sur sa position, considérant que la loi ne peut être sans cesse remise en question à la veille des élections.

Face à ce refus, les partis devront se préparer avec les règles existantes. Le calendrier électoral se précise, mais le dialogue politique semble figé. Les appels à un consensus se heurtent à une logique de verrouillage législatif.

Le compte à rebours est lancé. Et sauf rebondissement majeur, c’est avec un code décrié par une partie de la classe politique que les Béninois iront aux urnes. La bataille s’annonce rude, sur fond de méfiance institutionnelle et d’enjeux démocratiques majeurs.

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