La CRIET a rendu son verdict ce lundi 9 décembre 2024, condamnant le général autoproclamé Faleti Biaou Ayodélé à 10 ans de prison ferme pour son rôle dans les troubles électoraux de 2019. En plus de la peine d’emprisonnement, il devra s’acquitter d’une amende de 5 millions de FCFA. Un co-prévenu, reconnu coupable de complicité, a également écopé d’une peine de prison et d’une amende.
Patrice BIAOU
Le général autoproclamé Faleti Biaou Ayodélé a été jugé et condamné ce lundi 9 décembre 2024 par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le prévenu a été reconnu coupable d’« atteinte à l’intégrité du territoire national » à la suite des violences électorales qui ont secoué le Bénin en 2019. La Cour a suivi les réquisitions du ministère public en infligeant au général Faleti une peine de 10 ans de prison ferme, accompagnée d’une amende de 5 millions de FCFA. L’affaire Faleti remonte aux troubles électoraux de 2019, lors desquels l’accusé aurait joué un rôle crucial en incitant à la violence et en diffusant des enregistrements menaçant les autorités béninoises. Selon l’accusation, les vidéos et audios diffusés par Faleti incitaient à un soulèvement populaire contre les forces de sécurité. De plus, il a été reproché au prévenu d’avoir pris part à des actes de sabotage d’édifices publics.
Un co-prévenu, jugé pour complicité, a également été reconnu coupable et condamné à 55 mois de prison ferme et une amende d’un million de FCFA. Le parquet spécial a estimé que ce dernier avait activement participé aux événements de 2019, en lien avec Faleti. Devant la barre, Faleti Biaou Ayodélé a nié les accusations, affirmant qu’il n’était pas présent au moment où les manifestations violentes ont éclaté à Savè. Il a soutenu que les troubles avaient commencé avant son arrivée et que des négociations avaient été entamées pour apaiser la situation. Cependant, le juge est resté convaincu de son implication dans les violences, ce qui a conduit à sa lourde condamnation.
Le verdict rendu ce jour marque un tournant dans cette affaire, illustrant la détermination des autorités béninoises à réprimer les actes de violence à caractère politique et à préserver l’ordre public. Cette condamnation, bien que ferme, soulève des interrogations sur l’étendue des responsabilités dans les violences de 2019, et laisse entendre que d’autres enquêtes pourraient suivre, touchant potentiellement d’autres acteurs clés dans cette affaire.
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