DÉGEL DE LA CRISE BÉNIN-NIGER: La suite des récents échanges s’annonce fructueuse

Des émissaires du général Tiani étaient à Cotonou le mercredi 24 juillet dernier. C’est dans le cadre d’une discussion profonde pour trouver un terrain d’entente face à la crise diplomatique qui secoue le Bénin et le Niger depuis des mois. Après les échanges, la suite s’annonce fructueuse pour un dégel de la situation entre les deux Etats voisins.

Le président Patrice Talon a reçu une délégation nigérienne composée de hauts cadres et dignitaires du régime militaire nigérien afin de discuter des modalités de résolution de la crise qui oppose le Bénin au Niger.

Beaucoup de sujets ont meublé les échanges entre les deux parties. Il s’agit entre autres des sujets relatifs aux sanctions prises par la Cedeao contre le Niger et à la supposée présence de bases militaires françaises sur le territoire béninois, rapporte Togo plus. À cet effet, des questions relatives à l’ouverture des frontières et au pipeline Bénin-Niger ont été abordées. Les émissaires ont évoqué de même la question des véhicules militaires du Niger qui sont bloqués au port de Cotonou. Il s’agit en effet d’une soixantaine de véhicules militaires nigériens bloqués au port de Cotonou. Au regard de la menace terroriste qui sévit dans leur pays, les émissaires ont réclamé ces véhicules afin de faire convenablement face aux attaques sur le terrain. À ce sujet, le gouvernement béninois répond favorablement et procédera au transit de ces véhicules militaires jusqu’à la frontière Bénin-Niger.

Pour ce qui est de la question de la présence de bases militaires françaises sur le territoire béninois, le président Patrice Talon a une fois encore démenti formellement les accusations et a rassuré les Nigériens. Pour prouver l’efficacité des propos du président, une visite de terrain est prévue en compagnie des responsables militaires nigériens. Les zones indexées par les allégations seront à cet effet visitées afin de s’engager véritablement sur la voie de réconciliation. Le climat s’annonce donc favorable pour le retour à la normale entre les deux pays frères. Puisque les autorités ont témoigné des deux camps de la volonté de passer aux négociations afin de fumer le calumet de la paix.

Il faut préciser que la délégation nigérienne a été conduite par le Général de brigade Mohamed Toumba, ministre d’État, ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire.

Germain ALOZE (Stagiaire)

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