Le lundi 25 novembre dernier, Alimatou Badarou était l’invitée de l’émission Actu Matin de Canal 3 Bénin. La Représentante de la Fondation Pauline Albinos et coordonnatrice nationale de l’Organisation des Femmes du Bénin (OFB), a profité de cette tribune pour rappeler l’urgence d’agir en faveur des personnes atteintes d’albinisme. Elle a plaidé pour un vote de loi portant protection des albinos.
José Pascaël AGBO
Sur le plateau de l’émission Actu Matin de Canal 3 Bénin, ce lundi 25 novembre 2024, Alimatou Badarou, présidente de l’Organisation des Femmes du Bénin (OFB) et représentante de la Fondation Pauline Albinos, a pris la parole pour défendre les droits des personnes atteintes d’albinisme. Elle a mis en lumière les défis auxquels ces individus font face, plaidant pour l’adoption d’une loi contre les discriminations et pour la mise en place d’une prise en charge globale, sociale et médicale. L’un des points centraux de son intervention a été le plaidoyer pour l’adoption d’une loi visant à protéger les personnes atteintes d’albinisme. Prenant exemple sur la Guinée, seul pays africain ayant voté une telle législation, Alimatou Badarou a exhorté les autorités béninoises à suivre cette voie. « Notre souhait, c’est que le Bénin puisse mettre en place des lois pour les protéger, pour qu’on ne les regarde plus comme des fétiches, qu’on ne les isole plus et que les familles ne les rejettent pas systématiquement », a-t-elle martelé.
Au-delà de son appel aux décideurs politiques, Alimatou Badarou a sollicité l’aide de la société civile et des bienfaiteurs. Elle a notamment insisté sur la nécessité de fournir des crèmes solaires et des lunettes adaptées aux albinos, essentiels pour leur santé. « Même les médecins, les ophtalmologues, s’ils ont des verres fumés, ou des bonnes âmes qui veulent bien aider ces personnes vulnérables, nous les invitons à nous soutenir », a-t-elle lancé. En soulignant les efforts du gouvernement de Patrice Talon pour inclure les couches défavorisées dans les politiques de développement, Alimatou Badarou a rappelé que la protection des albinos ne doit plus être une exception. « Nous sommes dans un Bénin de la rupture où personne n’est laissé pour compte. Comment se fait-il que ces personnes-là nous échappent ? », s’est-elle interrogée.
Ce plaidoyer vibrant est une invitation à une prise de conscience collective et à des actions concrètes. Avec la mobilisation de tous les acteurs, Alimatou Badarou espère que le Bénin pourra devenir un modèle en Afrique pour la protection et l’intégration des personnes atteintes d’albinisme.
