Le Bénin a connu une série d’événements malheureux en ce début d’année. Alors qu’Ouidah vivait une effervescence avec des prestations artistiques et des festivités à couper le souffle, le reste du pays subissait une succession de drames ayant tous le mot « feu » en commun. Des coups de feu meurtriers à Banikoara, au crash de l’hélicoptère américain à Zè, en passant par l’incendie à la régie de Radio Univers à Calavi, l’incendie du camion transportant du coton à Dassa et l’explosion meurtrière d’un magasin à Akpakpa, le feu semble omniprésent. Ces événements, tous tragiques, sont liés par le facteur « feu » sous ses différentes formes : coups de feu, crash, incendie et explosion.
La deuxième semaine du mois de janvier a plongé les populations béninoises dans la peur et la consternation. Une succession de faits tristes a amené la rédaction de votre quotidien à s’interroger sur le sort du peuple béninois en 2025. Bien que ces événements ne soient pas directement liés, ils ont un point commun qui mérite réflexion : le feu. Que ce soit dans leur manifestation ou leur origine, les événements de ces derniers jours sont profondément regrettables.
Le « feu » comme simple facteur lié aux faits
Les attaques menées par les terroristes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) contre l’armée béninoise le mercredi 8 janvier ont fait au moins 28 morts parmi les soldats béninois. Bien que le feu n’ait pas directement tué ces braves militaires, c’est son effet qui a propulsé les balles des ennemis, mettant en lumière la violence de cette attaque.
Le crash de l’hélicoptère de l’armée américaine à Zè, le 11 janvier, n’a heureusement fait aucune victime. Cependant, le rapport entre « crash » et « feu » a retenu l’attention. Bien que les autorités aient rapidement maîtrisé la situation, on ne peut que déplorer que cet incident aurait pu causer des pertes humaines et des dégâts importants si l’incendie avait pris le dessus après l’impact.
Le « feu » comme facteur déclencheur des dégâts
La violente explosion survenue dans un magasin à Akpakpa le samedi 11 janvier a causé la mort de six personnes et d’importants dégâts matériels. Ce bilan pourrait encore s’alourdir dans les heures à venir, ce qui n’est guère rassurant.
Le même jour, Radio Univers à Abomey-Calavi a connu un sinistre majeur, mettant la première station estudiantine d’Afrique de l’Ouest dans une situation délicate. Heureusement, aucune victime n’est à déplorer, bien que la situation ait été préoccupante.
Deux jours plus tôt, le 9 janvier, un camion transportant du coton a pris feu à Paouignan, dans la commune de Dassa, perturbant gravement la circulation. Bien qu’il n’y ait pas eu de pertes humaines, l’incident aurait pu prendre une tournure dramatique si le véhicule avait dévié de la route, provoquant des collisions avec d’autres véhicules ou des incendies dans les zones environnantes.
Elyon GBETO
