À moins d’un mois de la fin des vacances, Parakou prend déjà des allures de ville en préparation. Dans plusieurs quartiers, rues, devantures de maisons et tout particulièrement à la place Tabéra, les stands de fournitures scolaires poussent comme des champignons après la pluie, donnant ainsi le ton de la nouvelle année académique. Cahiers, stylos, sacs, ardoises et autres accessoires scolaires s’exposent sous des bâches colorées, attirant l’œil des passants et rappelant aux parents que l’échéance de septembre se rapproche.
Sur place, l’ambiance est marquée par une vive concurrence. Chaque vendeur déploie ses stratégies pour convaincre les rares acheteurs de s’arrêter à son étal.
Interrogé sur l’atmosphère qui y règne, un vendeur confie : « Nous sommes installés depuis la semaine passée. Il y a quelques clients qui viennent déjà s’approvisionner, même si le marché reste encore timide. » Même constat chez son voisin, qui note davantage de curiosité que d’achats réels : « Beaucoup viennent demander les prix et disent qu’ils vont revenir. J’ai déjà eu environ six clients depuis ce matin qui m’ont tenu le même discours. L’affluence n’est pas encore là », souligne-t-il.
Si la reprise du marché est encore lente, les prix paraissent globalement stables par rapport à l’année écoulée, à l’exception de quelques articles dont les coûts ont légèrement augmenté. Pour l’heure, la plupart des parents rencontrés se contentent de comparer les tarifs, attendant sans doute les derniers jours avant la rentrée pour effectuer leurs achats massifs.
À Parakou, la floraison des stands n’annonce donc pas seulement la rentrée scolaire, mais aussi le début de la traditionnelle chasse aux fournitures, entre recherche de bonnes affaires et préparation des cartables.
✍🏾 Kadidjath MOROU
