Le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts a organisé la septième édition du Grand Prix Littéraire du Bénin. L’événement s’est tenu le jeudi 30 octobre 2025, dans la salle rouge du Palais des Congrès de Cotonou, en présence de nombreuses figures du monde culturel et artistique.
«YÊ-NU», c’est le roman qui a permis à Claude Kokou Balogoun de se distinguer et de s’imposer face à ses concurrents. En effet, dans une version écorchée, le titre du livre signifie hypocrisie et se traduit littéralement par « yêminnu » en langue fongbé. Paru aux Éditions Légendes, cet ouvrage explore avec profondeur les tensions entre tradition et modernité, tout en dressant un portrait vivant de la société béninoise contemporaine. Grâce à une plume à la fois poétique et réaliste, l’auteur séduit le jury par la justesse de son ton et la maîtrise de sa narration. À cette occasion, William Codjo, Directeur de l’Agence de Développement des Arts et de la Culture du Bénin (ADAC), a déclaré : « Ce soir, dans cette salle, nous célébrons la verticalité et les esprits lettrés. » Autrefois appelé «Prix du Président de la République», ce concours à changé de nom et est devenu le Grand Prix Littéraire du Bénin en 2018. Il est désormais structuré autour de plusieurs catégories portant les noms de grandes figures de la littérature nationale : Jean Pliya, Paul Hazoumè, Jérôme Carlos, entre autres. Ainsi, en attribuant à ces distinctions les noms de nos écrivains emblématiques, les autorités culturelles ont voulu marquer la continuité historique de la création béninoise, tout en valorisant la diversité culturelle et en encourageant la créativité contemporaine. Par ailleurs, au-delà de la récompense, le Grand Prix Littéraire du Bénin rappelle la place centrale du livre dans notre société. À ce propos, Gwladys Gandaho, Directrice adjointe de Cabinet du Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a souligné : « La littérature nous aide à comprendre notre histoire, à interroger notre présent et à imaginer notre avenir. Elle reste un espace de liberté, de réflexion et d’unité nationale. ». Cependant, le Prix Paul Hazoumè et le Prix de l’Éditeur n’ont pas été décernés cette année.
En revanche, le Prix Jérôme Carlos de la critique littéraire a été attribué à Jean-Claude Enock Guidjimè, récompensé pour la rigueur de son analyse et la finesse de son regard critique sur les œuvres contemporaines.
Souvenir ZANNOU
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