La Tabaski, communément appelée fête du mouton, est une fête musulmane célébrée deux mois après le ramadan. Cette fête religieuse rappelle la soumission d’Ibrahim à Dieu, lorsque celui-ci lui a demandé de sacrifier son fils, Ismaël. Elle marque également la fin du pèlerinage à la Mecque, qui est l’un des cinq piliers de l’islam. À cette occasion, un mouton bien portant est immolé en guise de sacrifice à Dieu.
À six jours de cette fête, chaque fidèle musulman se presse pour se procurer un mouton en fonction de ses moyens. Cependant, ils sont tous surpris et dépassés par les prix. Il faut dire que cette année les prix des moutons ont tellement grimpé que cela inquiète tous ceux qui voudraient en acheter un. Ces derniers ne savent plus où donner de la tête en raison de cette hausse spectaculaire.
Une enquête menée sur le site de vente d’Okédama par votre journal, montre que les prix des moutons varient de 40.000 à 60.000 FCFA pour les petits et de 70.000 à 95.000 FCFA pour les plus costauds et les moutons de race. On y trouve également des moutons qui excèdent ces prix. Des prix qui font « fuir » la clientèle selon un marchand de moutons rencontré sur ledit site. Ce dernier estime que par rapport à l’année dernière, le nombre de clients a considérablement baissé à cause de la hausse des prix. « La plupart viennent demander les prix et repartent sans acheter un mouton », indique-t-il. C’est le cas d’un acheteur rencontré sur le site qui affirme que « les prix des moutons cette année vont au-dessus du budget que j’ai prévu. Je crois que je vais repasser après ». Il n’est d’ailleurs pas le seul. C’est le refrain qui sort de la bouche des clients quand ils entendent les prix.
Un autre marchand interrogé sur la hausse des prix justifie cela par la faible production de moutons cette année et le fait qu’ils proviennent presque tous du Burkina Faso, en particulier les moutons de race.
Il faut préciser que les années antérieures, les moutons provenaient de plusieurs pays, en particulier du Niger. Mais, eu égard à la crise diplomatique entre le Bénin et le Niger, ce dernier n’a pas pu fournir de moutons cette année.
✍️ Kadidjath MOROU (stg)
