Récemment, les autorités de la commune du Tône 4 en République du Togo ont décidé de mener une farouche lutte contre l’alcool communément appelé sodabi, chez nous. Il a été interdit à cet effet, son importation, sa commercialisation et sa consommation sur le territoire évoqué. Alors que le Bénin se veut champion dans le domaine, il serait d’une importance capitale que les autorités prennent aussi des mesures pour contrecarrer sa consommation.
S’adonner avidement à la consommation de l’alcool est devenu le quotidien de beaucoup de Béninois et surtout de jeunes âmes en âge de travailler. Ignorant complètement les dangers qu’ils courent, ils prennent du plaisir à prendre du sodabi sans aucune notion de contrôle et de conscience. Cet état de choses met en péril la vie de ces jeunes et entrave gravement le développement du pays. Alors que la jeunesse béninoise fait face à de nombreux défis et contraintes, l’obligation de travailler devrait être le leitmotiv de ces derniers. Le Bénin est un pays très attaché à la tradition et l’usage de l’alcool au cours de certains rituels et cultes est recommandé et exigé dans beaucoup de cas. On ne saurait à cet effet interdit sa fabrication ni sa commercialisation. Interdire sa consommation à la population serait aussi une vaine lutte puisqu’on ne saurait l’offrir aux divinités sans être tenté d’apprécier sa résolution.
Autrefois, la prise de l’alcool était même recommandée dans certains cas pour accentuer certaines fonctionnalités de l’organisme. Mais à une époque où le frelaté fait la guerre à l’original, l’interdire serait une solution pérenne et bien pensée. C’est même l’ampleur que prend la commercialisation du frelaté sur le terrain qui fait douter de l’avenir de la jeunesse qui, déjà accro à de grandes difficultés à s’en passer. Vu le mode de fabrication de ce type d’alcool qui a pris le contrôle du marché, les consommateurs sont exposés à de nombreux résultants sanitaires. Lequel conséquences sanitaires mettent en péril leur vie et entrave gravement leur santé mentale et physique. Les nombreuses déviances sociales observées un peu partout aujourd’hui sont aussi dues à cette prise d’alcool abusive, induisant la vie des paisibles citoyens en danger permanent.
Il serait très capital que l’état régularise de ce fait la prise de l’alcool au Bénin. C’est vrai que le frelaté a été interdit, mais les répressions devraient se durcir pour une assurance ferme de ce que consomment les citoyens béninois. Et ceci dans le réel souci de garantir la bonne santé de ces derniers.
Germain ALOZE
![]()