C’est une tradition que le Bénin s’évertue à perpétuer depuis 1985 : la célébration de la Journée Nationale de l’Arbre. Cette occasion vise à promouvoir le reboisement et à sensibiliser sur les conséquences de la déforestation. Cela fait trente-neuf ans que cette initiative a vu le jour et elle se répète chaque année. Et ce 1er juin 2024, des milliers de plants sont mis en terre. Cependant, le bilan reste mitigé. À la suite de la 40e célébration de cette journée, on se demande si le bilan est réellement concluant.
Dans la ville de Parakou, cette journée a été marquée par la mise en terre de plusieurs plants. Le périmètre de reboisement de la ville et le site de Kokoma dans le deuxième arrondissement ont abrité la cérémonie officielle. Au cours de cet événement, tandis que le maire de la commune Inoussa Zimé CHABI et le préfet du Borgou Djibril Mama Cissé rappelaient l’importance de cette journée, le chef de l’inspection forestière du Borgou, le lieutenant-colonel Léon Fantodji, faisait un bilan de l’initiative. Dans ses propos, il déclarait : « En effet, même si l’effet positif de cette journée semble insignifiant, plusieurs personnes pensent qu’il serait ingrat de ne pas reconnaître son importance. La Journée de l’Arbre influence beaucoup et le bilan, bien qu’étant peu satisfaisant, est plus ou moins louable. Chaque année, des millions de plants sont mis en terre partout dans le pays. Les plantations réalisées chaque année sont soumises aux feux de végétation, à la divagation des animaux et aux actions trophiques. » Cette affirmation prouve à suffisance que les plants mis en terre chaque 1er juin ne bénéficient pas d’un suivi rigoureux. Pourtant, ces plants sont financés par les contributions des citoyens.
À qui incombe alors la responsabilité de surveiller et de protéger les plants mis en terre à chaque édition de la Journée Nationale de l’Arbre ? À coup sûr, à tous. Il est nécessaire de trouver des moyens efficaces pour faire comprendre à chaque acteur l’importance de protéger ces espèces afin de restaurer la biodiversité face aux effets du changement climatique.
Boussayo DOKPEMOU
