Des jours sont passés, des semaines, des mois, et notre rendez-vous des lundis est resté silencieux. C’est vrai que nous vous avions lâché un bout de temps, mais les raisons de ce lâchage indépendant de notre volonté puisent leurs sources de la délicatesse de l’actualité politique au Bénin qu’il fallait mûrir avant de l’offrir, et ce, selon le point de vue de la rédaction de votre fidèle quotidien. C’est aussi vrai que l’actualité politique depuis quelques jours au 229, c’est du bonheur. C’est au nom de la richesse de cette actualité que le Culturel est allé se frotter au Politique créant ainsi une vague de commentaires au sein de l’opinion publique. 12 janvier 2025. Cette date ne nous rajeunit pas. C’est le jour où le Prêtre de Fâ, David Koffi Aza s’est offert un petit show médiatique sur plus d’une dizaine de Radios et télévisions du Bénin. Show rapporté par plusieurs dizaines d’organes de presse du pays et d’ailleurs et qui interprétait la consultation du Tôfâ 2025 comme le signe du maintien du Chef de l’État, Patrice Talon, dans le fauteuil douillet de la Marina au-delà de 2026. On se rappelle qu’entre temps un certain Comité des Rites Vodoun du Bénin dirigé par Professeur Mahougnon Kakpo à la faveur d’un communiqué avait condamné cet acte « totalement solidaire » de leur pair Aza. Et depuis, cette actualité ne cesse de faire couler de l’encre et de la salive au plan national mais aussi international. Cependant, en y regardant de très près, on pourrait être en train d’accuser Aza pour rien, ou pour peu. Et s’il n’avait raconté que ce qu’on lui avait dit d’aller prêcher ? Cette possibilité est aussi une évidence, vu que l’homme que tous accusent de loup solitaire venait d’être repêché et remis dans les activités dudit Comité. Pour note, il était écarté pour la première édition des Vodoun days. Alors, qui va gratuitement se mettre à dos les mêmes qu’il aurait supplié pour revenir dans le cercle, si ce n’était pas le prix à payer pour un « retour de confiance » ? C’est totalement opaque de penser qu’il aurait fait ça juste pour plaire au Boss de la Marina. C’est aussi possible, puisque c’est de coutume au pays. Mais en écoutant dans le vent des commentaires, et faisant le scannage des déclarations, on s’arrête sur les observations d’un monsieur qui ne se prononce pas n’importe comment et sur n’importe quelle actualité. Candide Azannaï avait mis le peuple béninois sur la piste, mais il faut aller le lire entre les lignes de ses déclarations pour le percevoir. Autrement, on rappelle que l’ancien ministre avait non seulement condamné la sortie de Aza mais aussi le communiqué du Comité. Si pour lui, « ce communiqué est une diversion tendant à distraire l’opinion sur la responsabilité collective de l’échec de leur menée sordide de préparation psychologique à la confiscation du pouvoir et à l’imposition du mandat unique infini, illimité et illicite de Patrice Talon… », alors c’est bien possible qu’Aza soit en train de payer sa dette pour un retour définitif dans le Comité. Qui sait ? De toute façon, le peuple béninois n’est pas dupe et a violemment montré leur position sur ce qu’il convient d’appeler la « ballon d’essai porté par Aza ». Ce ballon d’essai aurait donc trouvé une pointe (le peuple béninois) sur son chemin. Ses vrais lanceurs devraient être en train de revoir leur copie. Les jours à venir nous édifieront davantage. Pour l’heure, les populations continuent de pleurer leurs enfants emportés les armes à la main dans les ténèbres par des sans foi ni loi au Point Triple à Banikoara.
Elyon GBETO
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