Le mardi 18 juin dernier, s’est déroulée dans un hôtel de la ville de Parakou, une session de formation regroupant des professionnels des médias du Nord-Bénin. Organisée par l’Ong Diabète-Bénin, cette session, qui s’est déroulée sur une journée, avait pour objectif de sensibiliser et de renforcer les compétences des journalistes spécialistes des questions de santé sur les thématiques du diabète et de l’hypertension artérielle.

S’inscrivant dans le cadre du projet Wdf 20 1787, qui vise à contribuer à la couverture universelle en prévention et soins pour le diabète et l’hypertension artérielle au Bénin, cette session, selon le Président de l’Ong Diabète-Bénin, Dr Abdoulaye Imorou, médecin diabétologue, est une initiative qui vise à équiper les journalistes de plus de connaissances sur le diabète et les maladies non transmissibles. « Les journalistes sont plus proches de la population et auront plus de facilité à sensibiliser celle-ci sur ce qu’est le diabète et comment se comporter pour l’éviter », a-t-il indiqué.
Parlant de ce mal, il a défini le diabète comme étant une maladie liée à la mauvaise utilisation du sucre par le corps. Il explique qu’en temps normal, la consommation des aliments faits à base de tubercules et de céréales se transforment en sucre après la consommation. Ces sucres sont mis en réserve pour être utilisés par le corps quand le besoin se fera sentir, mais quand ces sucres sont mal utilisés, cela provoque des irritations qui peuvent causer le diabète.

Pour Dr Abdoulaye Imorou, ce sujet sur le diabète et l’hypertension artérielle est très préoccupant. En effet, selon les statistiques qu’il a révélé, le monde compte actuellement 525 millions de diabétiques et le Bénin en particulier compte entre 500 000 et 800 000 diabétiques. Il affirme même que près de 90% ignorent qu’ils en souffrent. Et selon les projections faites pour 2050, il a été démontré que le monde comptera environ 1,3 milliard de diabétiques. « Notre Ong lutte donc pour y remédier et nous avons tout le soutien du gouvernement pour cette cause », précise-t-il.
Au regard de la proportion que prend ce mal, il a exhorté les journalistes ayant pris part à cette session à prendre ce sujet au sérieux afin de mieux éduquer la population sur la question, pour que le Bénin, en 2050, ne soit pas compté parmi les pays ayant le plus de diabétiques.
✍️ Kadidjath MOROU (stg)
