Lundi 20 janvier 2025, les étudiants de l’École Nationale d’Administration (ENA) devaient élire leurs représentants au Bureau d’Union d’Entité (BUE). Mais au lieu d’un scrutin démocratique, le campus a été le théâtre d’un événement qui aurait pu tourner au drame. Un groupuscule armé a perturbé l’événement, empêchant les énarques de voter. Heureusement, l’intervention pacifique de la Fédération Nationale des Étudiants du Bénin (FNEB), qui a fait preuve de sagesse remarquable, a évité le pire face à des agissements d’une frange à conserver le pouvoir à tout prix, en dépit des principes démocratiques qui régissent notre pays.
L’élection du Bureau d’Union d’Entité (BUE) 2025 à l’ENA devait marquer un tournant pour une institution en quête de sérénité. Mais cette journée a été éclipsée par des actes troublants. Prévue pour se tenir sous la supervision du Conseil Central Fédéral (CCF), l’élection a été suspendue à cause d’une tentative d’intimidation orchestrée par un ancien responsable étudiant et des individus armés de coupe-coupe. Ces élections, suspendues une première fois en raison de l’insubordination des organisateurs, avaient suscité l’espoir d’un retour à un processus démocratique sain. Cependant, les événements ont rapidement pris une tournure inquiétante. Dès 8 heures, les membres du Conseil Central Fédéral (CCF), présents sur les lieux pour superviser le scrutin, se sont retrouvés bloqués à l’entrée de la salle de vote. Un ancien responsable étudiant, accompagné de personnes extérieures armées d’armes blanches (coupe-coupe), a tenté de semer la terreur et de perturber le déroulement des élections. Ce geste irresponsable a non seulement mis en péril la sécurité des énarques, mais a également jeté une ombre sur les valeurs de dialogue et de paix qui devraient prévaloir dans une institution de cette envergure.
Face à cette situation explosive, les présidents du Bureau Exécutif Fédéral (BEF) et du Conseil Central Fédéral (CCF) ont immédiatement joué les pacificateurs. Grâce à leur intervention, un affrontement direct a pu être évité, et les tensions ont été désamorcées. Leur sens du leadership et leur appel au calme ont permis d’éviter un drame qui aurait terni l’image de l’ENA et de la communauté estudiantine dans son ensemble. En raison de ces troubles, les élections ont été une nouvelle fois reportées. Cependant, cet incident soulève une question fondamentale : jusqu’où certains individus sont-ils prêts à aller pour conserver ou reprendre le pouvoir ? L’implication d’un ancien étudiant, accompagné de personnes armées, dans une institution éducative soulève de sérieuses préoccupations sur les valeurs qu’il prétend défendre. Cet incident appelle à une réflexion profonde sur l’état des institutions estudiantines et sur la nécessité de renforcer les mécanismes démocratiques au sein des écoles et universités.
L’ENA, en tant qu’institution phare, mérite de retrouver sa sérénité et de voir ses responsables se concentrer sur l’intérêt général, loin de toute manipulation ou menace. La FNEB, par sa posture, a une fois de plus démontré qu’elle est le garant de la paix et de la stabilité dans la communauté estudiantine. Reste à espérer que cet esprit de dialogue et de responsabilité prévaudra dans les jours à venir. La communauté estudiantine doit aussi tirer des leçons de cet épisode pour que les principes de respect et de responsabilité soient les piliers de son fonctionnement. Ce n’est qu’ainsi que l’ENA pourra tourner la page de cet incident et redevenir un exemple d’excellence et de gouvernance.
Jean Pierre ABALLO
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Quel ramassis de mensonges et d’hypocrisie. C’est donc à vous que le pays sera livré dans le futur ? C’est inquiétant.