PRÉSIDENTIELLE 2026 : Malick Gomina érige Wadagni en symbole de l’unité et de la continuité

Le débat autour de la présidentielle de 2026 continue d’animer la scène politique nationale. Invité ce vendredi sur le plateau de l’émission En route pour 2026, coproduite par Canal 3 Bénin et Eden TV, le député de la 13ᵉ circonscription électorale, Dr Malick Gomina, n’a pas manqué de marquer les esprits. Face aux journalistes Christian Adandédjan et Donklam Aballo, l’ancien maire de Djougou et membre influent du Bloc Républicain a livré une défense appuyée du choix porté sur Romuald Wadagni par la mouvance présidentielle.

Pour l’élu, ce choix illustre parfaitement l’esprit de la réforme du système partisan, qui veut que les partis demeurent les seuls véritables instruments de désignation des candidats. « Ce n’est pas une contradiction au système partisan, bien au contraire, cela le conforte. Nous nous sommes entendus entre formations politiques pour soutenir un homme qui, même s’il n’est pas directement issu de nos rangs, incarne nos convictions et nos idéaux », a-t-il soutenu. Selon lui, l’adhésion autour de Romuald Wadagni traduit une maturité politique et une volonté commune de mettre en avant l’intérêt supérieur de la Nation.

Très offensif, Malick Gomina a invité les observateurs à prendre la mesure de ce qu’il qualifie de “compromis historique”. Pour lui, les états-majors auraient pu céder à la tentation des ambitions personnelles, aux calculs partisans ou à l’appartenance politique, mais ils ont préféré s’élever au-dessus des clivages pour aboutir à une désignation consensuelle. « Ce que nous avons fait mérite plutôt des félicitations. Nous aurions pu mettre en avant nos ressentis et nos intérêts égoïstes. Nous avons choisi la voie de la responsabilité et du patriotisme. Le choix de Wadagni n’est pas celui d’un clan, mais celui du pays », a-t-il insisté.

L’argumentaire du député s’est également appuyé sur le parcours et les qualités intrinsèques du ministre d’État en charge de l’Économie et des Finances. Contrairement à certaines comparaisons établies avec le passé, Malick Gomina estime que les deux contextes n’ont rien de commun. « Lorsque Lionel Zinsou a été désigné, vous avez vu les désapprobations qui ont suivi. C’était perçu comme une greffe imposée. Avec Wadagni, la situation est différente. C’est un homme qui a traversé les deux quinquennats aux côtés du président Patrice Talon, qui a mené les réformes structurelles de nos finances publiques et dont chacun ici reconnaît le mérite », a-t-il déclaré.

Pour illustrer son propos, il a rappelé que la majorité des parlementaires ont eu l’occasion de travailler avec Romuald Wadagni dans le cadre des commissions et des réformes. Tous, selon lui, ont pu apprécier sa compétence, sa rigueur et son sens de l’État. « Wadagni, ce n’est pas un nom parachuté. C’est une figure crédible, validée par son travail et acceptée par l’intérieur même de notre système. C’est cette légitimité qui fonde le consensus autour de lui », a martelé le député du Bloc Républicain.

En conclusion, Malick Gomina a présenté la candidature de Wadagni comme une synthèse entre continuité et innovation : continuité dans la poursuite des réformes entamées par le président Patrice Talon, mais aussi innovation par l’ouverture à une personnalité dont la trajectoire dépasse les querelles partisanes. Pour l’homme politique, cette désignation est un signal fort envoyé au peuple béninois : celui d’une classe politique qui sait se rassembler quand l’avenir du pays l’exige. « Ce que Romuald Wadagni représente aujourd’hui, c’est la stabilité, la compétence et le progrès. C’est ce qu’attendent les Béninois », a conclu l’élu, visiblement convaincu que cette candidature est désormais celle de la victoire.

Patrice BIAOU

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