La formation et la spécialisation des professionnels des médias s’imposent comme une priorité pour la huitième mandature de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB). Dans cette perspective, le bureau exécutif national a engagé, mardi 25 août 2026, des discussions avec la Fondation Friedrich Ebert Stiftung au Bénin en vue d’un partenariat plus structuré dans le domaine du renforcement des capacités.
Reçue par Rufin Godjo, chargé de programme, qui représentait la directrice pays de la Fondation, Nouratou Zato, la délégation conduite par le président de l’UPMB, Hervé Prudence Hessou, a exploré les possibilités d’une coopération durable au profit des professionnels des médias.
L’objectif est de parvenir à des actions de formation davantage adaptées aux besoins de la profession. Fact-checking, journalisme numérique, intelligence artificielle, éthique et déontologie, couverture des questions politiques, économiques et sociales ou encore traitement des questions de défense et de sécurité figurent parmi les domaines susceptibles d’être pris en compte.
Cette démarche intervient dans un environnement médiatique profondément transformé par le numérique et l’intelligence artificielle, mais aussi marqué par la multiplication des sources d’information et la progression de la désinformation. Pour l’UPMB, ces mutations imposent aux journalistes une actualisation régulière de leurs connaissances et une spécialisation accrue.
Au cours des échanges, Hervé Hessou et son équipe ont également présenté les principaux axes de travail de la huitième mandature. La liberté de la presse, la formation et la spécialisation, la convention collective, le renforcement des relations avec les partenaires institutionnels ainsi que l’amélioration des conditions d’exercice du métier figurent notamment parmi les priorités évoquées.
La délégation de l’UPMB était composée de Benoît Houandja, Roger Avocevou, Vivien Kougnimon, Ferdinand Assogba et Paterne Atrevy, respectivement secrétaire général, secrétaire à la formation et à la spécialisation, secrétaire à l’organisation, trésorier adjoint et secrétaire administratif.
Cette rencontre s’inscrit dans une série de démarches entreprises par l’actuel bureau de l’UPMB auprès de plusieurs institutions et partenaires. Après la Cour constitutionnelle et la CRIET, l’Union poursuit ainsi la recherche de cadres de collaboration susceptibles de renforcer les compétences des professionnels des médias.
L’enjeu est désormais de transformer les échanges en actions concrètes. Pour l’UPMB, le renforcement des capacités ne doit pas rester une déclaration d’intention : il doit déboucher sur des formations régulières permettant aux journalistes de mieux répondre aux exigences d’une profession en pleine mutation.
Patrice BIAOU

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