Le lundi 24 novembre, journalistes, blogueurs et influenceurs célestes se sont retrouvés au siège du Conseil Supérieur de Transition (CST) à Cotonou pour une séance d’information capitale. Présidée par le Coordonnateur général, le Vénérable Suprême Bertin Bada, cette rencontre, suivie également en ligne par plusieurs fidèles de la diaspora, marque une étape importante dans le processus de réunification de l’Église du Christianisme Céleste, divisée depuis plus de quarante ans.
Dès l’ouverture, le Coordonnateur général a rappelé la mission fondamentale du CST : trouver, enfin, une solution durable à la crise interne. Il a insisté sur le fait que le Conseil n’a ni vocation à gérer l’Église ni à jouer un rôle juridictionnel, mais qu’il se consacre exclusivement à la recherche d’une réconciliation totale, « sans gagnant ni perdant », en maintenant strictement la doctrine originelle de l’Église telle que laissée par le Fondateur, le Révérend Pasteur Prophète SBJ Oschoffa. Le Vénérable Bada a également mis en garde contre les publications diffamatoires ou incendiaires sur les réseaux sociaux, appelant les communicateurs célestes à la responsabilité pour préserver l’image de l’Église.
Le premier Vice-Coordonnateur, le Supérieur Amoussou André, a présenté le compte rendu des travaux menés ces derniers mois, détaillant notamment le processus de construction de la nouvelle Constitution Mondiale Unifiée. Celle-ci a été élaborée avec l’appui de spécialistes externes, sur la base de la Constitution de 1980, dite « bleue », la seule authentique signée par le Fondateur. Les experts ont recommandé de retirer la partie historique du document constitutionnel afin de la publier séparément, tandis que la partie testamentaire, source de divergences profondes entre les différentes tendances, a été conservée sans altération. Plusieurs articles clés de la Constitution bleue ont ainsi été intégrés dans la nouvelle Constitution de l’Église du Christianisme Céleste.
Parmi les propositions majeures figurent la reconnaissance d’un seul Prophète éternel dans l’Église, SBJ Oschoffa, la désignation d’un Chef mondial unique, le maintien du siège suprême tel que fixé par le Fondateur et la clarification du lieu officiel de pèlerinage pour la Nativité des 24 et 25 décembre. Le CST a également soumis au Sacré Collège une proposition d’instauration d’un pèlerinage annuel le 19 octobre à Iméko pour honorer la vie et l’œuvre du Fondateur.
La nouvelle Constitution inclura par ailleurs un organigramme mondial de gestion, structuré autour du Pasteur mondial, du Conseil Pastoral, du Conseil d’Administration, du Comité Exécutif et des Comités Diocésains. Le CST insiste sur la nécessité d’établir désormais des critères rigoureux de sélection afin d’éviter les nominations de complaisance, longtemps décriées dans l’Église.
Sur le plan doctrinal et liturgique, les travaux ont également abouti à la refonte des grades tant chez les hommes que chez les femmes et les visionnaires. Plusieurs appellations seront supprimées ou renommées pour se conformer à l’esprit de la Constitution originelle. Le plus haut grade des femmes deviendra « Mère Céleste » et l’ensemble des tenues sacerdotales sera révisé à partir de 2026. Le livre des Textes Bibliques Unifiés 2026 est prêt, et les cantiques en cours d’harmonisation.
L’un des volets les plus attendus concerne la gestion financière. Pour la première fois, un système moderne, strictement contrôlé et piloté par des experts est en cours de mise en place afin de garantir la transparence des fonds à tous les niveaux de l’Église. Les chargés de paroisses, maîtres de chœur et surveillants deviendront salariés ; les trésoriers devront être des comptables certifiés ; toute tentative de détournement fera désormais l’objet de poursuites judiciaires. La gestion du pèlerinage des 24 et 25 décembre sera soumise à une rigoureuse traçabilité, jusqu’aux revenus générés par les parkings.
Concernant la discipline, le CST a rappelé la tolérance zéro pour les abus sexuels, l’adultère, les dérives dans les chorales et les débordements dans les couvents. Des sanctions internes et judiciaires seront désormais systématiques, selon la gravité des fautes.
Les explications apportées sur les articles 2 et 4 de la feuille de route ont clarifié les malentendus : les 13 membres opérationnels du CST ne dirigent pas l’Église. Ils travaillent et soumettent toutes leurs conclusions au Sacré Collège, seul organe habilité à valider les décisions. La désignation du Chef mondial, à l’issue des travaux, sera également de sa responsabilité, avec une médiation en cas de désaccord.
La séance s’est clôturée par une série de questions-réponses, abordant notamment l’âge requis pour siéger, la place des femmes dans la gestion, les lieux provisoires de pèlerinage ou encore la méthode de désignation du futur Chef mondial. Les réponses ont mis en évidence la volonté du CST d’instaurer un processus inclusif, encadré, fidèle à la Constitution et orienté vers la réunification définitive de l’Église.
Par cette rencontre, le CST a ainsi donné une visibilité claire sur l’avancée de ses travaux et confirmé sa détermination à restaurer l’unité, la discipline et la crédibilité de l’Église du Christianisme Céleste. Une étape supplémentaire vers la fumée blanche tant attendue par des millions de fidèles dans le monde.
Patrice BIAOU
