RÉFORMES POLITIQUES AU SÉNÉGAL : Bassirou Diomaye Faye, l’autre élève de Talon

C’est son premier « discours à la nation ». Investi le mardi 2 avril dernier, Bassirou Diomaye Faye, le nouveau président du Sénégal s’est plié à ce traditionnel exercice auquel se livre chaque veille de la fête de l’indépendance, célébrée le 4 avril, le chef de l’Etat du Sénégal. Au cours de son discours, le plus jeune president de l’histoire du Sénégal a dévoilé les chantiers prioritaires auxquels il entend s’attaquer durant les cinq prochaines années

Le numéro 1 du Sénégal ne compte pas perdre du temps. Ainsi, le désormais homme de la teranga veut se pencher très rapidement sur la réforme du système électorale. La Commission électorale nationale autonome sera, selon lui, remplacée par une Commission électorale nationale indépendante (CENI), avec un renforcement de ses moyens et de ses prérogatives. Ce mesure sera suivi par la rationalisation du nombre de partis politiques, ainsi que leur financement. Il promet aussi la réforme des règles d’inscription sur le fichier électoral qu’il veut faire coïncider avec la délivrance de la pièce nationale d’identité.

Le président Faye veut aussi s’attaquer à la gestion des bien publics. Il promet d’engager « sans tarder » une politique hardie de bonne gouvernance économique et financière par la lutte sans répit contre la corruption, la répression pénale de la fraude fiscale et des flux financiers illicites, lutte contre le détournement de deniers publics et le blanchiment d’argent

Ces réformes ambitieuses du Président Faye, trouvent leur inspiration du modèle béninois, dont le Patrice Talon en fait sa feuille de route depuis son accession au pouvoir en 2016.

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