La question du parrainage des candidatures à la présidentielle de 2026 ne prête plus à confusion. Réunis ce mercredi 20 août 2025 avec les députés de la 9ᵉ législature au Palais des Gouverneurs, les responsables de la Commission électorale nationale autonome (CENA) ont levé le voile sur le sujet qui alimentait depuis plusieurs semaines débats et controverses.
Au cours de cette séance d’échanges, la CENA a rappelé aux parlementaires les dispositions du Code électoral relatives au parrainage. Point central de la discussion : la possibilité pour un élu candidat de se parrainer lui-même. Sur ce sujet sensible, le Directeur général des élections, Boucary Abou Soulé Adam, a tranché : l’auto-parrainage est bel et bien conforme au droit en vigueur. Selon lui, rien dans la loi ne peut empêcher un élu d’apposer sa propre signature pour valider son dossier de candidature, au même titre qu’il est autorisé à voter pour lui-même lors d’un scrutin.
Cette mise au point, faite devant les représentants de la Nation, dissipe les doutes et ferme la porte aux interprétations restrictives qui faisaient craindre une invalidation de certaines candidatures. Elle vient ainsi apaiser une polémique qui avait pris de l’ampleur dans les milieux politiques et juridiques, divisant analystes et acteurs sur la lecture à donner au texte.
L’intervention de la CENA apparaît d’autant plus décisive qu’elle survient dans un contexte où le calendrier électoral est désormais connu : le premier tour de la présidentielle est fixé au 12 avril 2026. En clarifiant sa position sur l’auto-parrainage, l’institution envoie un signal fort de transparence et de sérénité, rappelant sa mission de garant technique et impartial du processus électoral.
BKP
