Le débat autour du reversement des Aspirants au métier d’enseignant (AME) a trouvé un écho particulier ce mercredi 03 septembre 2025 sur le plateau de Actu-Matin de Canal 3 Bénin. Invité de l’émission, Hervé Serge Agossou, président du Mouvement des AME soutenant les actions de la Rupture pour une éducation de qualité (MASARÉ), a délivré un message empreint de fermeté et d’espoir : les AME doivent garder confiance dans la promesse faite par le gouvernement de procéder à leur reversement.
« Quand le président Patrice Talon dit, il fait. Cette année, nous l’aurons », a-t-il insisté, invitant ses camarades à ne pas céder au découragement. Pour lui, l’attente est légitime mais la patience doit rester de mise, car l’engagement présidentiel finira par se concrétiser.
Au cœur de son intervention, Hervé Serge Agossou a rappelé que l’objectif premier du MASARÉ est de rassurer les aspirants et de maintenir une dynamique d’unité. « Nous exhortons nos camarades à ne pas désespérer. Nous devons rester soudés et continuer de faire confiance au gouvernement », a-t-il déclaré. Ce message, loin d’être un simple mot d’encouragement, traduit la volonté du mouvement de servir de cadre de mobilisation et de soutien moral aux AME dans toutes les communes du pays.
L’occasion fut également pour le président du MASARÉ de dresser un bilan des réformes entreprises dans le secteur éducatif depuis 2016. Il a salué la création du système de l’aspiranat, présenté comme une véritable bouffée d’oxygène pour une école béninoise qui manquait cruellement d’enseignants. « Jusqu’en 2016, le système éducatif était en agonie. Grâce à l’aspiranat, nous avons désormais un enseignant par classe », a-t-il souligné.
Au-delà de la régularité salariale désormais étendue sur 12 mois, Hervé Serge Agossou a rappelé les nombreux avantages obtenus : prise en charge sanitaire, assurance sociale, congés de maternité pour les enseignantes, reconnaissance professionnelle progressive. « Ces acquis sont une preuve que les choses avancent et que notre situation s’améliore », a-t-il poursuivi.
Créé pour soutenir les actions de la Rupture dans le domaine de l’éducation, le MASARÉ ne compte pas limiter son rôle à la sensibilisation. Le mouvement ambitionne de s’implanter dans toutes les communes et circonscriptions scolaires du pays. Objectif : fédérer les forces, assurer une meilleure représentativité des AME et faciliter des actions communes.
Pour Hervé Serge Agossou, la force du MASARÉ réside dans la solidarité et la mobilisation collective. « Avec des représentants dans toutes les écoles et circonscriptions, nous serons mieux organisés pour défendre nos intérêts et accompagner le gouvernement dans sa volonté de garantir une éducation de qualité », a-t-il affirmé.
Le président du MASARÉ a également exprimé sa gratitude au chef de l’État et à son gouvernement pour avoir pensé et mis en place un système qui valorise la fonction enseignante. Selon lui, l’amélioration des conditions de travail et de vie des aspirants témoigne de la volonté du gouvernement de corriger les injustices du passé. « Nous disons merci au président Patrice Talon et à son gouvernement pour tout ce qui a été fait jusqu’ici. Et nous réaffirmons notre confiance pour ce qui reste à accomplir », a-t-il déclaré.
Au sujet du reversement, Hervé Serge Agossou a maintenu une position claire : le président Talon a pris un engagement, et il le tiendra. Pour le MASARÉ, il ne s’agit pas d’un simple vœu pieux mais d’une conviction ancrée dans la constance des promesses déjà tenues par le chef de l’État.
En conclusion, il a exhorté les AME à rester confiants et unis : « Cette année, 2025, sera décisive. Restons mobilisés et croyons en la parole du Chef. »
Ainsi, entre appel à l’espoir, gratitude envers les acquis et projet d’avenir, l’intervention de Hervé Serge Agossou positionne le MASARÉ comme un acteur central du débat sur l’avenir des AME. Plus qu’un mouvement de soutien, il se veut le porte-voix d’une génération d’enseignants aspirants qui croient en la Rupture et en la promesse d’un avenir meilleur.
Patrice BIAOU
