La Brigade économique et financière (Bef) a récemment arrêté dix agents de l’Agence Nationale d’Identification des Personnes (ANIP) suite à la découverte de pratiques frauduleuses et de graves dysfonctionnements. Les suspects ont été placés en détention après leur présentation au Procureur spécial de la CRIET.
Un scandale majeur éclabousse l’Agence Nationale d’Identification des Personnes (ANIP). La Brigade économique et financière (Bef) a mis la main sur dix agents de l’agence, les accusant de pratiques frauduleuses. Cette intervention fait suite à une enquête approfondie qui a révélé des dysfonctionnements alarmants au sein de l’organisation.
Le vendredi 28 juin 2024, les agents incriminés ont été présentés au Procureur spécial de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), qui a ordonné leur mise en détention. Les agents concernés se seraient livrés à des actes peu orthodoxes, exploitant leurs fonctions pour proposer des services qu’ils ne sont pas habilités à rendre, en échange de commissions illégales.
Ces pratiques malhonnêtes auraient provoqué une réaction ferme de l’ex-directeur de l’ANIP, Pascal Nyamulinda. Sa décision de suspendre la correction des données nominatives et la mise à jour des numéros de téléphone dans le Registre National des Personnes physiques, aurait été motivé par ces faits. Dans la foulée, sa démission est également intervenue ce mardi 2 juillet 2024 suivi de son remplacement immédiat par Aristide Adjinacou.
Ce scandale met en lumière des failles préoccupantes dans la gestion et le contrôle des activités au sein de l’ANIP. Les résultats de l’enquête en cours seront déterminants pour restaurer la transparence des activités au sein de cette structure chargée de l’état civil béninois.
En attendant, l’opinion publique reste suspendue aux conclusions de l’enquête, espérant des mesures rigoureuses et des réformes profondes pour prévenir de tels abus à l’avenir. Aristide Adjinacou, le nouveau DG, est maintenant sous pression pour remettre de l’ordre dans maison et rétablir la confiance au sein de l’ANIP.
José Pascaël AGBO (Stg)
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