Déplorant l’état des affaires au Bénin, le politologue Richard Boni Ouorou se plaint de la complexité du processus financier. Il souligne que le secteur bancaire béninois nécessite une refonte et ne peut en aucun cas attirer des investisseurs étrangers.
Dans une analyse approfondie, Richard Boni Ouorou indique que les banques béninoises ne répondent pas aux standards internationaux. Cette incapacité freine l’épanouissement du secteur. Il déplore l’état archaïque du secteur en évoquant un cas de défaillance flagrante : le retour des fonds sans explication valable après un paiement international. Un autre obstacle majeur, selon ses analyses, est le processus interminable auquel sont soumis les opérateurs pour une simple ouverture de compte en banque au Bénin. Contrairement à d’autres pays où, avec une procédure KYC (Know Your Customer) et la signature des documents de conformité, on peut obtenir les documents le même jour, le processus au Bénin prend des semaines. Cela pousse les prestataires à préférer les paiements en argent comptant. Il précise que, par exemple, le Togo dispose de meilleures stratégies en matière de finance et semble plus attractif que le Bénin.
Il invite l’État à envisager une modernisation du secteur bancaire pour le rendre compétitif sur la scène internationale.
Germain ALOZE (Stg)
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