📍Le parrain Adam Mouhamadou Zacharie salue une initiative portée par la jeunesse
📍L’ADECOB met en avant le potentiel du Borgou
📍Africa Finance confirme son accompagnement
Le Consortium AN’FAANI a officiellement lancé, jeudi 29 octobre 2026 à Parakou, sa vision de développement à l’horizon 2040. Portée par James Mendy Yarigo et son équipe, avec le parrainage du député Adam Mouhamadou Zacharie, cette initiative repose sur trois axes majeurs : l’accès à l’énergie solaire, la formation aux technologies numériques et la promotion des talents dès la petite enfance. Avec plus de 50 000 équipements solaires annoncés, les promoteurs affichent une ambition qui entend toucher les ménages, les écoles, les centres de santé et les activités économiques du Septentrion.
Le Nord-Bénin veut prendre une nouvelle place dans la dynamique de la transition énergétique et de l’innovation. À Parakou, le Consortium AN’FAANI a levé le voile sur sa vision « Septentrion AN’FAANI 2040 », un programme qui entend apporter des réponses à plusieurs défis auxquels les populations des territoires septentrionaux sont confrontées. La cérémonie de lancement, organisée à l’hôtel Kinyao, a mobilisé des élus, des partenaires, des représentants de la jeunesse et des professionnels des médias autour d’une ambition commune : faire du potentiel local un levier de développement.

Au cœur de cette vision, un chiffre retient particulièrement l’attention : plus de 50 000 équipements solaires dont le déploiement est annoncé dans le Septentrion. À travers le Projet de Transition Solaire Décentralisée (ProTranSoD), le Consortium entend rapprocher l’énergie des populations, notamment dans les localités éloignées du réseau électrique. Les ménages, les établissements scolaires, les commerces et les centres de santé figurent parmi les bénéficiaires visés. Au-delà de l’éclairage domestique, l’initiative ambitionne d’améliorer les conditions d’apprentissage des enfants et de soutenir les activités économiques locales.
Pour James Mendy Yarigo, directeur général du Consortium AN’FAANI, cette démarche traduit la volonté de jeunes originaires du Nord-Bénin de participer directement à la transformation de leur territoire. Le choix de l’horizon 2040 répond, selon lui, à la nécessité de préparer dès maintenant l’avenir du Septentrion, en cohérence avec la vision nationale Bénin Alafia 2060. « Le soleil est actuellement la denrée la plus importante », a-t-il déclaré, mettant en avant le potentiel de cette ressource naturelle pour répondre aux besoins énergétiques des communautés.

Mais l’ambition du Consortium ne s’arrête pas à l’électricité. Le deuxième pilier, ProDIGen 2040, entend faire du numérique un outil d’apprentissage, d’autonomisation et d’insertion pour la jeunesse. Des formations sont annoncées dans plusieurs domaines, notamment les technologies numériques, la robotique, l’intelligence artificielle et l’entrepreneuriat. Le programme envisage également des espaces dédiés et des interventions dans les établissements des communes rurales, afin que les opportunités de formation ne restent pas concentrées dans les grandes villes.
Le troisième axe est porté par Excelsior ITA, un centre d’incubation consacré à l’éveil des aptitudes et à la promotion de l’excellence dès la petite enfance. À travers cette initiative, les promoteurs entendent miser sur le développement précoce des capacités et des talents, convaincus que la construction du capital humain doit commencer dès les premières années de vie.
Cette vision a reçu le soutien du député Adam Mouhamadou Zacharie, parrain de la cérémonie. Séduit par l’approche communautaire et la place accordée à la jeunesse, le parlementaire a marqué son accompagnement à une initiative portée par des acteurs du territoire. Sa présence témoigne également de l’importance accordée aux relais institutionnels dans la concrétisation de projets de développement local.
Le directeur exécutif de l’Association pour le développement des communes du Borgou (ADECOB), Bio Mamadou Yarou Saka, a également salué cette démarche. « Le Borgou n’est pas une terre ingrate, lorsque tu fais bien, il te récompense », a-t-il affirmé, soulignant les possibilités qu’offre le territoire lorsque les initiatives sont conduites avec engagement et détermination.
Du côté des partenaires, un responsable d’Africa Finance a confirmé l’accompagnement de son institution au Consortium. Il a exprimé sa disponibilité à soutenir les personnes et les entreprises désireuses d’accéder aux énergies renouvelables, tout en rappelant l’importance du respect des recommandations techniques pour garantir une utilisation appropriée des équipements solaires. Représentant le maire de Bembèrèkè, le premier adjoint au maire, Adam Souanon, a pour sa part exhorté les jeunes à faire preuve de discipline et d’abnégation pour saisir les opportunités qu’offre le numérique.
Avec ces trois axes complémentaires, le Consortium AN’FAANI entend faire converger transition énergétique, innovation technologique et valorisation du potentiel humain. Une approche qui place les besoins des communautés au centre d’une vision de long terme et qui ambitionne de contribuer à la réduction des disparités d’accès aux services et aux opportunités dans le Nord-Bénin.
Reste désormais le défi de la concrétisation. Le déploiement effectif des 50 000 équipements annoncés, l’identification des localités bénéficiaires, l’accessibilité des formations et les résultats des dispositifs d’accompagnement seront déterminants pour apprécier la portée réelle du programme. Car au-delà des ambitions affichées à Parakou, c’est sur le terrain que « Septentrion AN’FAANI 2040 » sera véritablement attendu.
Patrice BIAOU
