Un mois après le lancement officiel du projet Asphaltage phase B dans la ville de Parakou, les populations attendent toujours le démarrage effectif des travaux. Ce projet, inauguré en grande pompe le jeudi 23 mai 2024 par le ministre d’État chargé du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, suscite interrogations et doutes parmi les citoyens.
Les usagers de la route, qui peinent à circuler librement et en toute sécurité sur les voies secondaires de Parakou en raison de leur dégradation avancée, espéraient voir leur calvaire prendre fin avec le lancement des travaux de la phase B du projet. Malheureusement, ils doivent encore patienter. Un mois s’est écoulé sur les 22 prévus pour la durée des travaux, mais aucune activité n’est visible sur le terrain. « Nous pensions que les travaux commenceraient immédiatement après le lancement. À ma grande surprise, un mois s’est écoulé sans que nous voyions les machines. On se demande si ce n’est pas un coup politique », s’interroge un citoyen de Parakou.
Cette réaction démontre à quel point ce projet est important pour les habitants de la troisième ville à statut particulier. Les citoyens lancent un appel aux autorités et à l’entreprise en charge des travaux, la Sirat, pour le démarrage dans les meilleurs délais de la phase B du Projet Asphaltage. « Je demande au gouvernement de mettre la pression sur les autorités locales, qui à leur tour doivent faire pression sur l’entreprise en charge des travaux pour que les travaux démarrent effectivement », plaide notre interlocuteur.
Il est important de rappeler que la phase B du Projet Asphaltage concerne 19,26 kilomètres de voirie urbaine, 11,87 kilomètres de collecteurs d’eau pluviale, 3100 arbres d’alignement et 1540 lampadaires solaires. Avec un coût total de 51,3 milliards de francs CFA, ce projet, qui impactera les trois arrondissements de Parakou, contribuera à améliorer la mobilité, le cadre de vie, et à dynamiser l’économie locale ainsi que le secteur touristique.
Anselme ORICHA
