Sous la lumière nouvelle qui éclaire aujourd’hui l’Église du Christianisme Céleste, la voix de la réconciliation s’élève. L’installation du Conseil Supérieur de Transition, portée par une dynamique d’unification tant attendue, suscite espoir, foi et enthousiasme chez les fidèles.
Pour Jean Euloge Gabriel Adétona, Suprême Évangéliste et Secrétaire Général de la paroisse Eben-Ezer de Ménontin à Cotonou, « c’est avec beaucoup de joie et d’espérance » qu’il a accueilli cette annonce historique.
« Elle est une réponse à des décennies de prières », souligne-t-il, confiant que cette initiative ouvre « la voie à une véritable renaissance spirituelle », ainsi qu’à « une consolidation de la foi et une plus grande visibilité mondiale de l’Église. »
Même son de cloche à Parakou, où Amanoudo Edouard, Suprême Évangéliste et Vice-président de la paroisse Salem SBJ OShoffa, voit dans cette transition « l’accomplissement d’une prophétie du Fondateur ». Il rappelle les mots prononcés en 1975 :
“Si dans le futur vous ne prenez pas garde, un Président de ce pays mettra de l’ordre dans l’Église. »Et de préciser que cette prophétie se réalise cinquante ans plus tard, en 2025.
À ses yeux, Dieu accomplit aujourd’hui Sa promesse, et « un nouveau jour se lève sur l’Église ».
Tous deux dressent sans détour le constat d’un passé marqué par la division. « L’Église était affaiblie par un manque de direction commune, des ambitions personnelles, et l’insuffisance du dialogue fraternel », relève le suprême Évangéliste Jean Euloge Gabriel ADETONA. Pour Papa Amanoudo Edouard, la situation était encore plus alarmante :
« Nous faisions face à un effritement de la gouvernance, une attribution anarchique des grades, et à la cupidité généralisée. »
Face à ces blessures, l’espérance renaît grâce à l’élan nouveau insufflé par le Conseil Supérieur de Transition. Jean Euloge Gabriel Adétona croit en la réussite, à condition que « le processus reste transparent, inclusif, et soumis à la volonté divine. »
Amanoudo Edouard, quant à lui, insiste sur l’esprit qui doit animer chaque membre du Conseil : “Pardon, humilité, amour, patience et tempérance. »
Les deux leaders spirituels appellent à des réformes profondes et courageuses. Parmi les chantiers évoqués, Amanoudo Edouard souligne avec insistance la nécessité d’unifier le lieu de pèlerinage mondial :
“Il nous faut un lieu unique, comme la Mecque pour nos frères musulmans. Sèmè doit devenir ce centre spirituel incontesté, peu importe l’origine du Chef mondial. »
Il va plus loin en précisant que le siège mondial de l’ECC doit être établi à Porto-Novo, et que le chef mondial doit y résider, quelle que soit son origine.
Dans cette dynamique de refondation, la jeunesse céleste est également interpellée. « Marcher dans l’humilité, respecter l’héritage de nos pères, et bâtir une foi solide », exhorte Jean Euloge Gabriel Adétona.
Amanoudo Edouard appelle pour sa part les jeunes à « fuir l’impudicité, la cupidité et la jalousie », et à « chercher avant tout l’affermissement de leur foi. »
Leur conviction commune est limpide : la renaissance de l’Église passera non seulement par des réformes structurelles audacieuses, mais surtout par une transformation intérieure portée par chaque fidèle.
À l’heure où l’Église du Christianisme Céleste s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire, ces voix résonnent comme un appel vibrant à l’unité, à la vérité et à l’amour du Christ.
Patrice BIAOU
