VINDICTE POPULAIRE À KOTOPOUNGA: Le chef d’arrondissement explique les faits

Le weekend dernier, l’arrondissement de Kotopounga dans la commune de Natitingou a été le théâtre d’une vindicte populaire. Accusés d’être les auteurs de l’homicide d’une fillette de 9 ans, trois hommes ont été abattus par la population le samedi 29 juin dernier. Après le drame, Claude Tantoukoue le Chef de l’arrondissement de Kotopounga revient sur les faits.

Les trois accusés, ont été abattus par la population après la découverte du corps d’une fillette. Selon les explications du Chef d’Arrondissement (Ca) de Kotopounga, le corps de la fille a été découvert le vendredi 28 juin dans un état de putréfaction, deux semaines après sa disparition. Abandonné dans un puisard, il est dépouillé de certains organes dont le bras gauche, l’appareil génital, le nez et autres. À en croire le Ca, l’acte de la population a fait suite à des pratiques rituelles qui ont révélé les responsables du meurtre. Et puisqu’il n’y a pas de commissariat de police dans la zone, les trois présumés auteurs ont été conduits au domicile du Ca qui rapidement a demandé un renfort aux éléments de la police. Situé à environ 40km de Kotopounga, le poste de Perma a finalement envoyé quatre (4) de ses éléments qui n’ont malheureusement pas pu sauver la vies aux trois présumés meurtriers face à la population en furie.

Alors que le Ca tentait de les protéger en les cachant dans sa chambre, ils ont été rapidement appréhendés par la population qui n’a pas hésité à défoncer la porte du Ca pour faire éruption dans sa chambre. Dans la foulée, l’un des trois accusés a pu s’échapper. Les deux autres, restés aux mains de la population, n’ont pu avoir cette chance et seront abattus. Le troisième qui s’était échappé se fera finalement appréhendé aux environs de 20h pour subir le même sort que ses coaccusés.

Après cet acte répréhensible de la population, le calme est revenu dans le village. Il faut signaler que pour l’heure, il n’y a eu aucune arrestation dans le rang des personnes impliquées dans ces tueries.

Germain ALOZE (Stagiaire)

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