En visite sur les chantiers de Glo-Djigbé et de l’aéroport international Bernardin Gantin de Cotonou, le ministre Adin Yéton Bloukounon Goubalan annonce une mise en service progressive de deux infrastructures stratégiques destinées à moderniser la production agricole et à renforcer la compétitivité des exportations béninoises.
Le Bénin franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son agriculture. L’usine de production de vitro-plants en construction à la Zone Économique Spéciale de Glo-Djigbé et le quai fruitier de l’aéroport international Bernardin Gantin de Cotonou seront bientôt opérationnels. C’est le constat dressé par le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Dr Adin Yéton Bloukounon Goubalan, à l’issue d’une visite d’inspection effectuée le vendredi 3 juillet 2026 sur les deux chantiers.

À Glo-Djigbé, l’usine de production de vitro-plants est appelée à devenir l’une des plus importantes infrastructures de ce type en Afrique de l’Ouest. Sa capacité initiale est estimée à 13 millions de vitro-plants par an, avec une possibilité d’extension à 50 millions. Ces plants serviront notamment au développement des cultures d’ananas, de palmier à huile, de cajou, ainsi que d’autres espèces fruitières et de plantes médicinales.
Selon le ministre, cette infrastructure répond à une ambition stratégique du gouvernement : renforcer la souveraineté semencière du pays afin d’améliorer durablement les rendements agricoles. « Aucune nation au monde ne peut prétendre transformer son agriculture si elle ne maîtrise pas le secteur semencier », a-t-il déclaré, estimant que cette technologie permettra de multiplier significativement la productivité des exploitations agricoles.

La seconde étape de la visite a conduit la délégation ministérielle au chantier du quai fruitier de l’aéroport international Bernardin Gantin de Cotonou. Cette infrastructure, réalisée dans le cadre du Projet d’Appui à la Compétitivité des Filières Agricoles et à la Diversification des Exportations (PACOFIDE), est destinée au conditionnement, au stockage frigorifique et à l’expédition des produits agricoles frais destinés aux marchés internationaux.
Équipé de chambres froides, d’espaces de stockage réfrigéré, de congélateurs et de zones spécialisées pour les opérations d’import-export, le quai fruitier vise à améliorer la conservation des produits agricoles, notamment l’ananas et les cultures maraîchères, avant leur acheminement par voie aérienne ou maritime.
Au terme de cette tournée, le ministre s’est déclaré satisfait de l’évolution des travaux. Il a indiqué que l’usine de production de vitro-plants devrait entrer en service à la fin du mois d’octobre, tandis que le quai fruitier est attendu avant la fin de l’année, conformément au calendrier annoncé par les entreprises chargées de leur réalisation.
Pour le gouvernement, ces deux infrastructures constituent des investissements majeurs destinés à soutenir l’agriculture industrielle, à renforcer la compétitivité des filières d’exportation et à positionner le Bénin comme un acteur de référence dans la production semencière et la valorisation des produits agricoles en Afrique de l’Ouest.
Patrice BIAOU
